Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos
Gisors (27)
Eglise St Gervais
Haerpfer-Erman, 1968
Composition :
| I
Positif | II Grand-Orgue | III Pectoral | Pédale |
| | | | |
| Bourdon 8' | Bourdon 16' | Bourdon 8' | Principal 16' |
| Flûte 4' | Bourdon 8' | Flûte 4' | Soubasse 16' |
| Prestant 4' | Grosse tierce 3 1/5' | Doublette 2' | Flûte 8' |
| Doublette 2' | Montre 8' | Sesquialtera II | Flûte 4' |
| Nasard 2 2/3' | Prestant 4' | Cymbale III | Flûte 2' |
| Tierce 1 3/5' | Doublette 2' | Voix humaine 8' | Théorbe IV |
| Larigot 1 1/3' | Nasard 2 2/3' | | Bombarde 16' |
| Fourniture-Cymbale V | Tierce 1 3/5' | Tremblant | Trompette 8' |
| Cromorne 8' | Cornet V | Rossignol | Clairon 4' |
| | Fourniture IV | | |
| Tremblant | Cymbale III | | |
| | Trompette 8' | | |
| | Clairon 4 ' | | |
Autres caractéristiques :
38 jeux - 3 claviers manuels 56 notes et pédalier 32 notes
Transmission mécanique des claviers et des jeux
Accouplements : Pect/GO ; Pos/GO
Tirasses : Pos/Péd ; GO/Péd
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1472 : La confrérie de Notre-Dame de l'Assomption fait installer un orgue dans la chapelle qu'elle possède à l'église.
1477 : La même confrérie contribue à l'achat d'un orgue destiné au
service paroissial. Installé probablement dans l'arcade située au
dessus du portail nord, cet instrument, dont on ignore la composition,
est révisé quatre fois entre 1477 et 1577.
1577 : Achèvement de la tribune sculptée par Jean Grappin. Le facteur
laonnais Nicolas Barbier reçoit commande d'un nouvel orgue.
1578 : Le 11 mai, une convention est signée entre le facteur et la paroisse ; le prix de l'instrument est fixé à 2 000 livres.
1580 : Inauguration de l'orgue par Pierre Aubriot.
1582 : Achèvement complet des travaux.
1598-1601 : Rénovation de la soufflerie.
1615 : La paroisse décide de rénover l'orgue.
1618 : Le 24 octobre, une convention est signée entre le facteur
rouennais Crespin-Carlier et la paroisse, portant sur la rénovation des
jeux existants, l'adjonction au Grand-Orgue de trois jeux nouveaux et
la construction d’un buffet de Positif.
1620 : Achèvement des travaux.
1631-1632 : L'organiste Claude Aubriot effectue des réparations
diverses. Adjonction, probablement par Crespin Carlier, de deux jeux
nouveaux au Positif.
1654 : Le facteur rouennais Claude de Villers restaure l’ensemble de la
tuyauterie (grand corps et Positif) et répare la soufflerie.
1684 : Une restauration complète de l’instrument est demandée au
facteur rouennais Robert Ingout. Ces travaux comprennent en outre
l’adjonction de deux tremblants, la reconstruction de la soufflerie et
le remplacement de deux jeux. Le prix des travaux est de 900 livres.
1751 : Un contrat est signé entre les trésoriers de la paroisse et le
célèbre facteur d’orgues rouennais Jean-Baptiste Nicolas Lefebvre. Au
grand orgue, la Tiercelette est remplacée par une Flûte allemande 4 et
la Voix humaine est supprimée. Au Positif, ajout d'un Larigot, et à la
pédale, d'un clairon 4. Les claviers sont remplacés ainsi que le
sommier du Positif. Un cinquième soufflet est construit.
1769 : La paroisse décide d’entreprendre des travaux de grande
envergure sur l’orgue. Ce vaste programme de relevage et
d’agrandissement est le plus important depuis la construction de
l’orgue d’origine. Les travaux sont confiés à Jean-Baptiste Nicolas
Lefebvre. Les nouveaux buffets (grand corps et positif), financés par
le Duc de Penthièvre, dernier seigneur de Gisors, sont l'oeuvre des
menuisiers Carbonnier et Greslez et du sculpteur Louis. La pose du
nouveau buffet de positif nécessite la démolition de l’ancienne
balustrade en pierre au profit d’une rampe en fer forgé pour laquelle
on utilisa deux anciennes grilles du cimetière.
1774 : Achèvement des travaux par par Jean-Baptiste Nicolas Lefebvre.
1801 : Concordat entre Bonaparte et Pie VII : le culte catholique est
officiellement restauré. L'orgue, qui n'a pas eu à souffrir de
vandalisme marquant la tourmente révolutionnaire, est entretenu par son
titulaire Girod, qui entreprend quelques réparations sur les tuyaux de
certains jeux.
1840 : Devenu injouable par manque d’entretien, l’orgue reste muet pendant plus d’un an.
1842 : La reconstruction de l'orgue est confiée le 19 mars à la maison
Daublaine et Callinet pour un devis de 20 000 F. On prévoit la remise à
neuf des tuyaux, la restauration du sommier de Grand-Orgue de 20 jeux,
la confection d'un sommier de Récit pour neuf jeux, d'un sommier de
Pédale pour sept jeux, d'un sommier de Positif pour seize jeux. Une
nouvelle mécanique est construite. On ajoute une boîte expressive
pouvant contenir tout le Récit. Une nouvelle soufflerie est installée.
Plusieurs jeux, dont une Flûte 16 de Pédale sont ajoutés. Ces travaux
sont financés par un prêt de la municipalité et par de fructueuses
quêtes à domicile.
1844 : Les travaux sont achevés le 25 juin.
1870 : Reconstruction des sommiers par Mercklin et Schütze.
1894 : Le facteur Anneessens réharmonise tous les jeux, remplace la
soufflerie par un réservoir Cumens à deux pompes, installe un nouveau
sommier de récit pneumatique tubulaire et quatre nouveaux jeux.
Les modifications du Récit, mal conçues et mal réalisées, se révèlèrent néfastes et le clavier fut rapidement inutilisable.
1927 : Réfection complète par Joseph Gutschenritter. Parmi les
modifications et les additions, on peut citer l’ajout d’une machine
Barker, l’extension de la Pédale à 30 notes, l’extension des manuels à
56 notes, la pose de la première soufflerie électrique, le remplacement
des anches du Grand-Orgue et l’ajout d’un Flûte 32 à la Pédale.
1928 : Le 3 juin : Inauguration officielle par André Marchal.
1940 : Les 6, 7 et 8 juin, sous les bombardements, un incendie détruit dans sa totalité la toiture de l'église et l'orgue.
1946 : En octobre, le grand pignon occidental de l'église, mal étayé,
s'effondre durant une tempête, détruisant ce qui restait de la tribune.
1957 : Relevage de la grande nef.
1964 : Le 8 octobre, le conseil municipal décide la reconstruction d'un
orgue "pouvant répondre à l'importance de l'édifice". Les crédits ne
permettent pas une reconstruction à l'identique.
Le 16 novembre est établi un cahier des charges particulières. Deux
projets sont proposés et soumis à cinq facteurs : Boisseau,
Haerpfer-Erman, Gutschenritter, Kern, Schwenkedel.
1965 : Le 1er mars, une commission se constitue, avec Francis Chapelet
pour conseiller technique privé. Elle approuve à l'unanimité le projet
Haerpfer-Erman correspondant au 2e projet-type : un orgue de 35 jeux, 3
claviers et pédale. La traction sera mécanique pour les notes et
éléctropneumatique pour les jeux, il y aura des chamades et un
tremblant.
Cependant, Francis Chapelet parvient à imposer les modifications
suivantes : la traction des jeux sera mécanique ; les principaux et les
mixtures seront en alliage à 75% d'étain (au lieu de 52% prévu), la
console sera de type classique avec accouplement à tiroir.
1965-1967 : Querelles au sujet de l'esthétique du buffet : projets divers, hésitations et lenteurs administratives.
1967 : Le 26 juin : L'architecte en chef des Monuments Historiques
autorise la reconstruction du buffet à l'identique de l'ancien. Il
invite le facteur d'orgues à construire le bas du buffet, précisant que
le haut serait reconstruit avec des sculptures lors du remontage de
l'instrument en tribune : les Beaux Arts prendront en charge le
financement de ces travaux.
Soutenu par l'architecte en chef des Monuments Historiques, le facteur
supprime les chamades initialement prévues, celles-ci n'étant pas
conformes à l'esthétique classique française et ne figuraient pas dans
l'ancien orgue détruit.
1968 : L'orgue est prêt à être livré. Placé contre le mur provisoire de
plâtre masquant la tribune encore en chantier, l'instrument est
installé sur le dallage en attente d'achèvement des travaux.
1982 : La tribune est prête à recevoir l'instrument. L'équipe Haerpfer
démonte l'orgue et le remonte sur la tribune rénovée. Le buffet est
alors complété de certaines parties ornementales qui lui manquaient
jusque là. Un cornet de cinq rangs est ajouté.
L'orgue est inauguré le 16 octobre 1982 par sa future titulaire Sarah Soularue.
2006 : Un accord général est confié à Denis Lacorre. À cette occasion,
la Mixture de Pédale est transformée en Théorbe de IV rangs. Des
tremblants sont ajoutés au Positif et au Pectoral.
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