Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos
Fréjus (83)
Cathédrale St Léonce
Quoirin, 1991
Composition :
| I /
Positif en echo |
II / Grand-Orgue |
III / Récit |
Pédalier |
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| Bourdon 8' |
Principal 16' |
Principal 8' |
Bourdon 16' |
| Octave 4' |
Principal 8' |
Voce umana 8' |
Flûte 8' |
| Flûte 4' |
Bourdon 8' |
Flûte 4' |
Flûte 4' |
| Nasard 2 2/3' |
Octave 4' |
Flûte 2' conique |
Basson 16' |
| Doublette 2' |
XIIème 2 2/3' |
Flûte 1' |
Trompette 8' |
| Flûte 2' |
XVème 2' |
Sesquialtera |
Clairon 4' |
| Tierce 1 3/5' |
XIXème 1 1/3' |
Voix humaine 8' |
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| Plein Jeu |
XXIIème 1' |
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| Cromorne 8' |
Ripieno 1 '(2/3 & 1/2) |
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Ripieno 2' (1/3 & 1/4) |
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Trompette 8' |
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Clairon 4' |
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Cornet 5 rangs |
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Autres caractéristiques :
35 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes
Copulas : I / II à tiroir - III / II à tiroir
Tirasses I, II, III
Tremblant
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Malgré maintes recherches, il existe aujourd'hui peu de traces des instruments datant avant la période de 1850.
Seules informations, l'existence d'un orgue en 1600, d'un deuxième en
1778 réparé en 1806 et d'un troisième datant de 1810 réalisé par BORME
et GAZEL pour 3.578 francs.
C'est en 1855 que la construction d'un orgue de chœur est confiée à la
Maison CAVAILLÉ-COLL (13.000 francs, orgue / 3.500 francs, buffet). Un
complément de financement de 2.500 francs est affecté pour en faire un
grand orgue en 1856.
Ce nouvel instrument fut réceptionné le 24 février 1857 par la
Commission nommée par Monseigneur JORDANY, Évêque de Fréjus et le
Préfet du Var.
Extrait de la note technique de mars 1962 de Gustave BRET sur l'instrument :
Harmonisation par Vincent CAVAILLÉ-COLL (qui ne mesura pas son temps)
aussi remarquable par la finesse, le piquant, l'éclat incomparable dans
le détail que par l'art avec lequel chaque timbre concours, en s'y
fondant, à un ensemble d'une noblesse et d'une puissance surprenantes.
Au début du siècle, certains travaux auxquels je demeurai étranger,
parce que j'avais des raisons de ne pas les approuver, apportèrent à
l'orgue quelques modifications dont l'ajout d'une voix céleste.
Heureusement la qualité sonore réalisée par Vincent CAVAILLÉ ne fut en
rien altérée.
C'est de la restauration de1926 que date l'orgue actuel.
La console fut établie dans les ateliers de la Maison CAVAILLÉ-COLL,
avenue du Maine, sous la surveillance de l'Abbé SAYOU et de la mienne.
Pour la mise en harmonie, elle fut réalisée, sur ma demande expresse,
par MERTZ qui vint passer plus de deux mois d'été à FREJUS et qui
accomplit, la plupart du temps moi-même aux claviers, un travail
soigneusement inspiré de celui de Vincent CAVAILLÉ-COLL et, de tous
points, digne de lui.
- 54 notes (Ut à Fa) - Bourdon de 16 - Montre - Flûte harmonique -
Bourdon de 8 prestants - Trompette - Clairon - Quinte - Doublette RÉCIT
: expressif en hauteur : 37 notes (Fa à Fa) - Flûte harmonique 8 -
Hautbois - Flûte harmonique 4 - Gambe - Octavin - Cromorne - Voix
humaine PÉDALE (tirasses) : 18 touches (Ut à Fa)
Jusqu'en 1939, l'instrument fut entretenu régulièrement.
En 1944, la cathédrale fut bombardée, et ouverte aux vents et à la poussière.
En 1951, la foudre tombe sur l'église, le câble du paratonnerre s'étant
trouvé débranché par négligence d'ouvriers des Monuments Historiques
qui, dans la journée, effectuaient des travaux.
C'est en 1962 lors des travaux de restauration de la cathédrale que
l'instrument fut descendu de sa tribune et entreposé négligemment dans
un coin de l'édifice durant des années.
Au fil des années, les éléments qui composaient l'orgue se sont dégradés et pour beaucoup d'entre eux ont disparu.
En 1962, la Commission des Orgues se réunit et choisit la Maison
GONZALEZ pour la reconstruction d'un instrument . L'architecte en chef
des Monuments Historiques, Monsieur COLAS est chargé du dessin du
buffet. Le montant des travaux s'élève à 130.000 francs. L'inauguration
eut lieu en 1967.
Au début des années 1980, devant l'état déplorable de l'instrument, une
action a été engagée par la Paroisse et l'Association Gustave BRET
auprès de l'État pour envisager une nouvelle construction. Après un
travail d'expertise et d'étude réalisé par Monsieur DECAVELLE,
technicien conseil de la Direction de la Musique, ce projet fut proposé
et approuvé par la Commission Nationale des Orgues en mai 1986.
Le facteur Pascal QUOIRIN fut désigné par la Commission d'Appel d'Offres pour réaliser cet ouvrage.
Après plus de deux ans de travail dans les ateliers de Messieurs
QUOIRIN et LORIAUT, le montage a débuté en septembre 1991 pour une
réception fin novembre.
Cet instrument, à tendance véritablement "européenne", permet
l'interprétation du répertoire des XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi que
certaines pages néo-classiques et contemporaines.
Le décor est composé de sculptures et de marqueteries en trompe l'œil.
Les matériaux utilisés sont le cuir, la peau, le feutre, le fer,
l'acier, le laiton, l'os, le parchemin végétal. Les tuyaux en métal
sont en mélange alliant l'étain et le plomb, suivant les jeux.
Les marqueteries utilisent une variété de 18 bois différents de pays exotiques.
Les essences de bois utilisées sont les suivantes :
- buffet et sculptures en frêne (avant et côtés), tilleul et peuplier (haut, arrière et charpentes intérieures)
- aux sommiers et mécaniques en chêne (mécanique de type suspendu pour les notes, à registres coulissants pour les jeux).
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Photos :




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