Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 15/09/2008 Mise à jour le 08/03/2014 L’orgue Silbermann (1735) de l’église St Pierre de Freiberg (D). Orgues en France et dans le monde. Pays : Allemagne Région :  Saxe Ville : Freiberg Local : Petrikirche Eglise St Pierre Facteur : Silbermann G. Année : 1735 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos Grand-orgue de la Cathédrale Notre-Dame de Paris Voir la traduction des jeux d'orgue allemands. La première construction de l’église St Pierre remonte aux années 1210/1220. C’était une basilique romane avec trois clochers, située au point culminant de la ville. En 1386 un incendie de la ville provoque de gros dommages à l’édifice qui est restauré de 1401 à 1440, dans le style gothique. En 1494, la tour St Pierre est détruite lors d’une tempête et reconstruite en 1527 avec une nouvelle coupole renaissance recouverte de cuivre vert. En 1537, l’église passe à la Réforme. En 1728, un nouvel incendie ravage l’église dont seule la tour « Faule » reste intacte. L’église est reconstruite entre 1728 et 1734 dans le style baroque, en conservant le plan original. La tour St Pierre reçoit un dôme recouvert de cuivre vert. De 1894 à 1896 l’intérieur de l’église a été restauré.  En 1974 les paroisses de St Nicolas et de St Pierre ont été regroupées. L’église St Nicolas a été vendue à la ville. Dans les années 1980, l’église St Pierre a été restaurée. En 1989, de nombreux habitants s’y réunissaient dans des groupes de prière et des forums de discussion à l’approche de la chute du mur de Berlin. A noter l’importance de la tour St Pierre pour la ville de Freiberg, visible de très loin et utilisée longtemps de tour de guet, notamment pour les incendies. D’ailleurs son appartenance à l’église a longtemps été contestée par la municipalité, jusqu’en 1996… L’église possédait des orgues au 16ème siècle. Il en est fait mention en 1569 puis en 1590. En 1614 des réparations sont effectuées par le facteur Gottfried FRITZSCHE de Dresde. Le célèbre organiste et compositeur Andreas HAMMERSCHMIDT y fut titulaire de 1634 à 1639. En 1679, des réparations importantes sont effectuées par le facteur Andreas TAMITIUS de Dresde. L’instrument est détruit en 1728 dans le grand incendie qui ravage l’église. En août 1734, SILBERMANN reçoit le contrat de construction d’un orgue neuf pour St Pierre, livrable en 1736. Il travaille au même moment sur le grand orgue de l’église Notre-Dame de Dresde. L’instrument a été achevé en octobre 1735, avec 32 jeux sur deux claviers et pédalier. Les retards pris sur le chantier de Dresde ont permis l’achèvement de l’orgue avec plusieurs mois d’avance. Le buffet a été réalisé par Johann Christian FEIGE et décoré par Christian Polycarp BUTZÄUS. Il s’agit du plus grand instrument à deux claviers de SILBERMANN. Le diapason est au « Chorton » de 463 Hz avec un tempérament mésotonique modifié. A noter la présence d’un 32’ à la pédale et de plusieurs 16’ aux claviers manuels, permettant un plenum tout à fait remarquable. L’orgue reçut un accueil enthousiaste et cet engouement ne s’est jamais démenti jusqu’à nos jours. En 1768, différents travaux d’entretien ont été effectués. En 1855, le facteur JEHMLICH de Dresde a effectué un relevage et modifié l’harmonisation au tempérament égal, tout en conservant le diapason original. En 1895, la maison JEHMLICH a modifié l’orgue, heureusement sans toucher à la tuyauterie d’origine. Le diapason a été descendu à 435 Hz par décalage des tuyaux, une division de Positif de poitrine a été rajoutée avec un sommier à cônes et transmission pneumatique, dotée de six jeux nouveaux. JEHMLICH a ajouté également une Soubasse 16’ à la pédale, à l’emplacement de la Trompette 8’ déplacée sur un sommier complémentaire. Le Positif de poitrine était jouable sur le premier clavier par un accouplement. L’accouplement à tiroir du Positif supérieur au grand-orgue a été remplacé par un accouplement à bascule. En 1917, l’instrument SILBERMANN a échappé à la réquisition des tuyaux de façade en étain. En 1935, la maison JEHMLICH est intervenue pour traiter l’instrument contre les vrillettes qui attaquaient les pièces en bois. En 1940, les soufflets cunéiformes originaux ont été remplacés par des réservoirs et la pression des vents a été différenciée : Grand-orgue et pédale : 90 mm, Positif : 75 mm. Les jeux du Positif de 1895 ont été baroquisés. En 1961, JEHMLICH a supprimé la division pneumatique de 1895 et a rétabli un tempérament inégal. En 1993 et 1994 l’orgue a fait l’objet d’une première restauration par la maison JEHMLICH : la console a été restaurée, les ajouts de 1er Do# supprimés et la Trompette 8’ de la pédale a retrouvé sa place originale à la place de la Soubasse de 1895 supprimée. En 2006 et 2007, l’orgue a fait l’objet d’une deuxième restauration majeure, le ramenant à son état d’origine. Ce travail a été réalisé par l’atelier JEHMLICH et par Kristian WEGSCHEIDER de Dresde. Les quatre soufflets cunéiformes ont été rétablis, l’alimentation en vent entièrement refaite comme à l’origine, les sommiers et la mécanique ont été restaurés, de même que les accouplements. L’harmonisation a été refaite au diapason de 463 Hz et avec le tempérament Neidhardt II. Ce tempérament n’est certes pas conforme à l’usage de SILBERMANN mais permet l’exécution des œuvres de BACH et postérieures. Le buffet a été restauré avec ses couleurs et les dorures originales. Cet instrument de très grande valeur a ainsi retrouvé son éclat d’origine et sa sonorité si typique et unique de SILBERMANN Autres caractéristiques : 32 jeux - 2 claviers manuels de 48 notes et pédalier 24 notes Traction mécanique des claviers et des jeux Accouplement : II/I à tiroir Tirasse : I/P à soupape Diapasion : La = 463 Hz - Tempérament Neidhardt II Cloche Voir la page des orgues de G. Silbermann