Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos
Forbach (57)
Eglise St Rémy
Gaillard, 2000
Composition :
| Positif |
Grand orgue |
Récit |
Chamades |
Pédale |
| |
|
|
|
|
| Bourdon
8' |
Bourdon 16' |
Principal 8' |
Trompette 8' |
Soubasse 32' |
| Viole
8' |
Montre 8' |
Flûte harmonique |
Clairon 4' |
Principal 16' |
| Montre
4' |
Flûte
traversière 8' |
Gambe 8' |
Régale 8' |
Soubasse 16' |
| Quinte
2 2/3' |
Bourdon 8' |
Voix céleste 8' |
|
Quinte 10 2/3' |
| Principal
2' |
Prestant 4' |
Flûte 4' |
|
Principal 8' |
| Sifflet
1' |
Flûte à
cheminée 4' |
Octavin 2' |
|
Bourdon 8' |
| Tierce
1 3/5' |
Doublette
2' |
Fourniture IV |
|
Principal 4' |
| Larigot
1 1/3' |
Fourniture
V |
Bombarde 16' |
|
Flûte 4' |
| Cymbale
III |
Nasard 2
2/3' |
Trompette 8' |
|
Fourniture III |
| Cromorne
8' |
Cornet V |
Basson-Hautbois 8' |
|
Basson 32' |
| |
Dulciane
16' |
Clairon 4' |
|
Bombarde douce 16' |
| |
Trompette
8' |
|
|
Trompette 8' |
| |
Clairon 4' |
|
|
Clairon 4' |
Autres caractéristiques :
50 jeux - 3 claviers de 56 notes et pédalier de 30 notes.
Accouplements et tirasses à tous les claviers.
tremblants à tous les claviers.
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Construit en 1964, l'orgue de tribune de l'église Saint-Rémi de
Forbach, définitivement à l'abandon en 1975, souffrait de défauts de
conception majeurs.
Le travail de restauration de Michel Gaillard, élève de Bernard
Aubertin, a d’abord consisté à pallier ces défauts qui avaient condamné
cet instrument. Le buffet a été modifié afin de permettre l’accès à
toutes les parties de l’instrument pour en faciliter l’entretien ;
l'aspect visuel à également été amélioré.
L'acoustique particulière de l'église Saint-Rémi imposait de créer une
ambiance sonore proche des orgues Nord-Allemands de la fin du XVIIe
siècle et du début du XVIIIe siècle, basée sur un plenum imposant et
majestueux. Ce mélange peut être coloré d'un jeu de tierce étroit au
positif et d'une dulciane 16' au grand orgue, ce qui lui donne une
couleur plus râpeuse. L'anche 16' de pédale, traitée comme une posaune,
vient asseoir cet ensemble. Certains jeux de détails (flûte traversière
8', viole 8', flûte à cheminée 4', jeu de tierce du positif, fond
d'orgue) sont des conceptions sonores très inspirées de l'esthétique de
Bernard Aubertin. Les jeux d'anches sont plus inspirés de l'école
française, le cromorne du positif dialoguant avec les anches du Grand
Orgue, les anches de pédale chantant le Cantus Firmus accompagnées du
plenum basé sur le bourdon 16' manuel, les anches et les fonds du récit
conférant à l'ensemble une couleur romantique. La trompétéria
(chamades) traitée à l'espagnole fait aussi chanter le régale Aubertin.
Chaque jeu de l'orgue a été personnalisé et traité de telle sorte que
le tutti soit un ensemble homogène et cohérent, soutenu par des jeux de
32' (fonds et anche).
Ce travail a duré plus d'un an et a été entièrement réalisé sur place.
Il est nécessaire de noter que tous les aspects des méthodes de travail
de la facture d'orgues traditionnelle ont été exploités pour mener à
bien cette réalisation, ainsi que des techniques plus contemporaines
faisant appel entre autres à l'électronique. Michel Gaillard a voulu
réaliser à Forbach un instrument européen : situé au cœur de
l'Eurorégion Sarre-Lorraine-Luxembourg (SarLorLux), à dix kilomètres de
Sarrebruck (Allemagne), c'est un orgue allemand qui aime la France et
un orgue français qui aime l'Allemagne, la présence des chamades
faisant un clin d'œil à l'Espagne. Très maniable, on peut y jouer un
vaste répertoire allant de la musique ancienne à la musique
contemporaine, en passant par l'improvisation : c'est un orgue
résolument tourné vers le XXIe siècle.
On peut assimiler cette opération à une création : en effet, chaque
élément a été refaçonné et transformé artisanalement, faisant
maintenant de l'orgue de Forbach un des plus importants et des plus
intéressants de l'Eurorégion Sarre-Lorraine-Luxembourg.
L'orgue de Forbach est en quelque sorte l'idéal sonore et technique de
la manufacture d'orgues Courtefontaine : un cachet musical artisanal et
typé côtoyant une ouverture technologique facilitant son utilisation.
Ce travail illustre fidèlement l'aboutissement du savoir-faire de
Bernard Aubertin, qu'il a transmis à Michel Gaillard, et s'exprime dans
une esthétique très éloignée et pourtant complémentaire de la sienne.
Ces travaux, commencés en 1998 par la manufacture de l'orgues Bernard
Aubertin, furent terminés en l'an 2000. La bénédiction de l'orgue fut
célébrée le 15 octobre par Monseigneur Pierre Raffin, évêque de Metz et
un concert d'inauguration fut donné par l'organiste Philippe Delacour
et le choeur franco allemand dirigé par Alfred Schmidt.
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