Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 31/12/2008 Mise à jour le 10/02/2014 L’orgue Aichgasser (1763) de l’église abbatiale de Fischingen (Ch). Orgues en France et dans le monde. Pays : Suisse Région :  Thurgovie Ville : Fischingen Local : Klosterkirche Eglise abbatiale Facteur : Aichgasser Année : 1763 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos Grand-orgue de la Cathédrale Notre-Dame de Paris Voir la traduction des jeux d'orgue allemands. L’abbaye a été fondée en 1138 par Ulrich II, évêque de Constance. En 1210, l’abbaye abritait 150 moines et 120 moniales. A cette époque y vécut Ste IDDA de Tottenburg dont la dépouille repose depuis 1705 dans la chapelle attenante à l’abbatiale. En 1526, au début de la Réforme, les moines ont fui l’abbaye. Quelques décennies plus tard, les moines sont revenus et l’abbaye a de nouveau prospéré. Au 17ème siècle le monastère a été restauré dans le style baroque-rococo. L’abbatiale a été reconstruite de 1685 à 1687 et la chapelle de Ste Idda a été construite en 1705. L’abbaye a été fermée en 1848 et ses bâtiments vendus en 1852 à une manufacture textile. En 1879, une association catholique a racheté l’abbaye pour y fonder un orphelinat. En 1973, les moines bénédictions sont revenus et ont ouvert un prieuré. L’ancienne abbatiale est restée église paroissiale de Fischingen. Le prieuré gère dans ses locaux une hôtellerie ainsi qu’une école de menuiserie, activités complémentaires à la vie monastique. On connait la présence d’un orgue dans l’abbatiale dès 1611, mais sans précision sur l’instrument. En 1687, lors de la reconstruction de l’édifice, le facteur suisse ABBREDERIS de Rankweil-Feldkirch construit un orgue neuf à un clavier sur la tribune ouest. En 1690, le même facteur construit un Grand-orgue dans le chœur. En 1742, ces instruments ont été reconstruits par le facteur allemand Johann Jakob BOMMER de Weingarten (Bade-Wurtemberg), sans doute avec les matériaux des orgues précédents. De 1751 à 1761, l’abbatiale a été agrandie et rehaussée. Une tribune neuve a été construite au-dessus du chœur, tribune appelée « Psallierchor ». En 1763, un orgue neuf a été commandé au facteur allemand Johann Georg AICHGASSER d’Überlingen (Bade-Wurtemberg). Lors de la réception, l’instrument ne donna pas entière satisfaction et AICHGASSER dut rajouter les deux ailes latérales notamment pour loger les jeux de pédale. Cet ajout donna au buffet que l’on voit aujourd’hui son aspect particulièrement imposant. L’orgue avait alors 31 jeux sur deux claviers et pédalier. Le petit orgue de tribune fut vendu à la paroisse de Frauenfeld (Thurgovie). Après 1848, à la dissolution du monastère, l’abbatiale et son orgue furent laissés à la disposition de la paroisse. En 1883, le buffet a été repeint de couleur brun foncé. En 1914, la maison des frères MAYER de Feldkirch (Autriche – Province de Voralberg) a reconstruit l’orgue dans le style romantique, avec un troisième clavier de récit expressif et une transmission pneumatique. L’étendue des claviers manuels a été portée de 45 à 56 notes et celle de la pédale de 18 à 27 notes. La pression des vents a été augmentée et l’intonation haussée d’un demi-ton. Ceci au prix d’une modification des tuyaux d’origine. De nouveaux sommiers à piston ont été réalisés. La plupart des tuyaux de façade sont devenus muets, certains étant remplacés par de faux tuyaux en bois. L’orgue comptait alors 49 jeux sur 3 claviers et pédalier. Cette conversion a été saluée à l’époque comme une réussite. Mais rapidement il est apparu que la disparition du caractère baroque original était une grande perte et c’est le sens du rapport de l’expert Karl MATTHAEI de Winterthur dès 1930. En 1956 et 1957, la maison METZLER & Fils de Dietikon a effectué une restauration majeure de l’orgue d’AICHGASSER, sous la supervision de Siegfried HILENBRAND et d’Albert KNOEPFLI. De nouveaux sommiers à gravure ont été construits pour rétablir la transmission mécanique des claviers. Toutefois la traction des jeux a été modifiée en électro-pneumatique. La pression des vents a été ramenée à 90 mm. Les ajouts romantiques de 1914 ont été supprimés et la tuyauterie d’origine a été restaurée. La façade a retrouvé ses tuyaux d’étain parlant et le buffet a été repeint dans ses couleurs marbrées d’origine par le restaurateur Karl AAGA de Rorschach. Cette restauration, même si elle n’est pas au niveau de ce qui se ferait aujourd’hui, a été exemplaire pour cette époque et a permis de retrouver les sonorités si particulières d’AICHGASSER, derrière un buffet qui reste exceptionnel. Selon le rapport de KNOEPFLI, sur les 2284 tuyaux de l’instrument, plus de 80% proviendraient d’AICHGASSER ou d’avant lui. Et en dépit des nombreux éléments reconstruits pour la restauration et qui ne permettent pas de parler à proprement d’un orgue historique, le travail effectué est suffisamment exemplaire pour avoir pu garder à l’orgue de Fischingen un réel pouvoir de fascination. Autres caractéristiques : 33 jeux - 2 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et électropneumatique des jeux Accouplement : II/I Tirasses : I/P - II/P 2 combinaisons libres 3 combinaisons fixes : MF, F, Plemum Appels des mixtures et des anches Voir l’orgue Metzler de la chapelle Ste Idda