Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 07/01/2015 L’orgue anonyme (1587) de la collégiale Notre-Dame-du-Fort d’Etampes (94). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Ile-de-France Départ. : Essonne Ville : Etampes Local : Collégiale Notre-Dame-du-Fort Facteur : Anonyme Année : 1587 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

Agrandir le plan
Carte Cliquer Photos A cet emplacement se trouvait une crypte datant du 9ème siècle. En 1022, Robert II de France, dit Robert le Pieux érigea une première collégiale qui ne fut jamais achevée. A partir de 1130, la collégiale actuelle fut construite au même emplacement. D’abord les trois premières travées de la nef, le transept sud et son portail royal. Les sculptures de ce portail présentent de fortes similitudes avec celles de la cathédrale de Chartres, bâtie à la même époque. Puis la flèche octogonale en granit, la nef et le chœur furent achevés en 1150. Le transept fut doublé, les bas-côtés et les chapelles achevées en 1180. Au 13ème siècle la façade fut doublée d’un avant-corps avec ses créneaux de défense. D’où le nom de Notre-Dame-du-Fort. L’église, comme la ville, fut saccagée lors des guerres de religion en 1562 et 1563. A noter les sept portails qui permettent l’accès à l’édifice ainsi que les fresques du 16ème siècle, l’une représentant l’Ecce Homo et l’autre le Martyre de Ste Julienne. Certains vitraux datent des 15ème et 16ème siècles, mais la majorité a été réalisée au 19ème siècle. Le tambour de porte situé sous la tribune de l’orgue date du 16ème siècle et provient de l’abbaye Notre-Dame-de-Villiers-aux-Nonnains à Cerny (Essonne), détruite à la révolution. Tout aussi remarquable est le grand orgue situé sur la tribune occidentale. Le buffet porte la date de 1587 et il subsiste dans l’instrument plus de 45% de la tuyauterie d’origine… Ce qui fait de cet instrument historique l’un des plus remarquables de France. Une partie de cette tuyauterie pourrait d’ailleurs être plus ancienne et provenir d’un orgue précédent détruit lors des saccages de 1562. L’instrument n’avait à l’origine que 12 jeux sur un seul clavier de 48 notes et un pédalier en tirasse. En 1708, l’instrument fut restauré et agrandi par le célèbre facteur François THIERRY de Paris qui reconstruira les grandes orgues de Notre-Dame de Paris en 1730. THIERRY restaure la tuyauterie du grand-orgue, rajoute un sommier neuf pour la division d’Echo et reconstruit la console avec deux claviers. L’Echo reçoit cinq jeux. Un tremblant doux est ajouté. L’orgue comprend alors 18 jeux sur deux claviers et pédalier en tirasse. Au 19ème siècle divers travaux d’entretien sont effectués sur l’instrument. Un inventaire daté de 1790 indique la disposition de l’instrument qui ne comporte plus que 12 jeux au grand-orgue avec le remplacement de la Voix Humaine par un Cromorne et la disparition du Flageolet, et 3 jeux à l’Echo avec la disparition du Prestant et de la Doublette. En 1827, le facteur parisien Louis-Paul DALLERY effectue un relevage de l’instrument et ajoute un jeu de Clairon 4’ au grand- orgue. En 1844, l’orgue a été endommagé par les travaux effectués sur la couverture de l’édifice. Les réparations sont confiées au facteur Louis SURET de Paris. Ce dernier apporte quelques modifications : remplacement du Bourdon et de la Flûte du grand- orgue par des jeux neufs et disparition de la Tierce, ajout d’une Gambe en utilisant des tuyaux de la Fourniture. SURET reconstruit les tuyaux de façade (Montre) et remplace les soufflets cunéiformes par des réservoirs à plis parallèles. En 1925, sur les conseils de Joseph BONNET, l’organiste de St Eustache de Paris, une Voix Céleste 8’ est ajoutée au grand- orgue. Dans les années 1930, l’inventaire dressé par Félix RAUGEL sur les orgues de la région parisienne donne une composition qui indique que des modifications ont été apportées au clavier d’Echo. Le Nazard et la Tierce ont disparu au profit d’un Prestant, d’un Cornet III et d’un Hautbois. Dans les années 1960, l’orgue est en très mauvais état. Entre 1996 et 1998, l’instrument a été entièrement restauré dans sa disposition historique par la maison BOISSEAU-CATTIAUX de Béthines (Vienne). La qualité de la restauration et l’importance du matériel sonore d’origine permettent de retrouver à l’écoute de cet instrument les sonorités que nos ancêtres entendaient au 16ème et au 17ème siècles… Disposition actuelle Autres caractéristiques : 17 jeux - 2 claviers manuels et pédalier en tirasse Transmission mécanique des claviers et des jeux Tirasse : I/P permanente Tempérament mésotonique à 8 tierces pures Tremblant doux général Disposition en 1702 (Thierry) Disposition en 1790 Disposition en 1844 (Suret) Disposition en 1930 Dispositions successives Origine - 1587