Orgues en France et dans le monde.

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Epernay  (51)

Eglise Notre-Dame

Cavaillé-Coll, 1869


Composition :

Positif  Grand-Orgue  Récit expressif  Pédale 
Quintaton 8' Bourdon 16' Flûte traversière 8' Contrebasse 16'
Salicional 8' Montre 8' Viole de gambe 8' Basse 8'
Unda Maris 8' Bourdon 8' Voix céleste 8' Flûte 4'
Flûte douce 4' Violoncelle 8' Flûte octaviante 4' Bombarde 16'
Doublette 2' Flûte harmonique 8' Octavin 2' Trompette 8'
Piccolo 1' Prestant 4' Trompette 8' Clairon 4'
Clarinette 8' Octave 4' Basson-Hautbois 8'  
Trompette 8' Doublette 2' Voix Humaine 8'  
  Plein-jeu harmonique    
  Basson 16'  
  Trompette 8'  
  Clairon 4'  

Autres caractéristiques :
34 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes.
Accouplements :  Pos/GO - Rec/GO -
Tirasses I, II, III -
Octave grave GO - Anches Pédale, GO, Récit - Appel GO
Orage - Trémolo récit - Expression récit


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Historique :



Aristide CAVAILLÉ-COLL fait irruption dans la vie musicale sparnacienne en 1867 quand un orgue de choeur lui est commandé.

Ce choix fut dicté par le Comte Paul CHANDON de BRIAILLES, patron fortuné de la célèbre Maison de vins de Champagne et amateur éclairé de musique, qui propose un prêt de 30 000 francs à la Fabrique afin de pourvoir à la construction d'un grand orgue de tribune destiné à remplacer le vieil instrument essoufflé.

Lui même avait fait ériger un orgue dans son salon, orgue que Franz LISZT, ami de la famille, est souvent venu jouer et qui a fini à la décharge vers 1950.
Après plusieurs devis, la paroisse se résout à commander le 29 juillet 1868 un instrument de 24 jeux répartis sur 2 claviers et 1 pédalier.

Après avoir vainement essayé de convaincre la paroisse de travaux complémentaires, le facteur Parisien livrera finalement un ensemble comportant 34 jeux sur 3 claviers et 1 pédalier pour un montant de 46 000 francs (11 000 francs de plus que le devis accepté) tout en offrant de démonter le plan sonore supplémentaire si la Fabrique ne jugeait pas opportune "cette partie nouvelle et essentielle de l'orgue".
Cette stratégie commerciale se révélera efficace et l'instrument complet sera reçu et inauguré le 2 décembre 1869 par Alexis CHAUVET et Charles-Marie WIDOR.

Paul CHANDON finira par faire don, à la Fabrique, de la somme qu'il avait avancée.

Suite à un éboulement survenu en 1892, la décision de construire une nouvelle église, la troisième, fut prise.

Après l'inauguration de la nouvelle église, l'orgue de choeur est transféré sur une tribune provisoire au fond de la nef inachevée. Ensuite on construit l'actuelle tribune du transept sud sur laquelle le grand orgue est remonté en 1910.

Il est vraisemblable que le jeu de basson du positif ait été remplacé à ce moment là par une trompette pour mieux répondre à la taille du nouvel édifice.

En juillet 1918 l'instrument est démonté afin de le mettre à l'abri des bombardements qui seront fatals à l'orgue de choeur dans la nuit du 24 au 25 juillet.

Il sera à nouveau remonté en 1922 et un orgue de choeur neuf de Charles MUTIN fera son apparition en 1924. Ce dernier sera revendu à la paroisse de Marson en 1971.

Après plus de 75 ans sans autre intervention que l'entretien courant, ce chef-d'oeuvre de Cavaillé-Coll est à bout de souffle. Son titulaire Jean COLLARD l'aura maintenu dans un état proche de l'origine a l'exception du remplacement d'un jeu au positif.

En 2000, la restauration est confiée à Bernard HURVY qui a tout démonté, nettoyé, restauré, parfois remplacé à l'identique quelques unes des multiples pièces.
Après remontage il a procédé à la remise en harmonie, aussi proche que possible de l'origine, des 1932 tuyaux de l'orgue.

A l'heure où de nombreuses questions se posent quant aux attitudes à adopter face aux instruments anciens, la récente restauration de l'orgue de Notre-Dame d'Épernay offre l'exemple d'une réalité de terrain.
Cette restauration est une véritable renaissance du chef d'oeuvre de Cavaillé-Coll dont les merveilleuses sonorités pourront encore longtemps enchanter les oreilles des sparnassiens.


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Photos :

Epernay Notre Dame


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