Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 19/02/2009 Mise à jour le 02/05/2014 L’orgue Silbermann (1755) de la Cathédrale de la Ste Trinité de Dresde (D). Orgues en France et dans le monde. Pays : Allemagne Région :  Saxe Ville : Dresde Local : Katholische Hofkirche Cathédrale de la Ste Trinité Facteur : Silbermann G. Année : 1755 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos Grand-orgue de la Cathédrale Notre-Dame de Paris Voir la traduction des jeux d'orgue allemands. Cette cathédrale catholique de la Ste Trinité, que l’on appelle à Dresde la « Hofkirche », a une histoire particulière. Sa construction en fut décidée au début du 18ème siècle par l’électeur de Saxe Friedrich August II (converti à la religion catholique en 1697 avant de devenir Roi de Pologne). Les plans furent tenus secrets car la ville était majoritairement luthérienne et s’apprêtait à construire la Frauenkirche. L’architecte italien Gaetano Chiaveri érigea l’édifice de style baroque, l’un des plus grands de Saxe, entre 1739 et 1755. La cathédrale fut consacrée en juin 1751. Anecdote : la population de Dresde refusa que les cloches de la Ste Trinité puissent sonner, et il faudra attendre l’invasion des troupes françaises de Napoléon en 1806 pour pouvoir les entendre…Du 13 au 15 février 1945, la cathédrale subit les bombardements des alliés et fut gravement endommagée. Elle a été reconstruite de 1962 à 1965. En 1980, le pape Jean-Paul II en a fait le siège du diocèse de Dresde-Meissen. Gottfried SILBERMANN de Freiberg fut contacté dès la construction de la cathédrale en 1740 pour la construction d’un grand- orgue. En 1750, le contrat a été passé avec SILBERMANN, en collaboration avec son ancien contremaître Zacharias HILDEBRANDT de Leipzig. Il s’agit d’un grand instrument de 47 jeux sur trois claviers et pédalier. SILBERMANN est décédé pendant la construction en août 1753. Les travaux ont été achevés par HILDEBRANDT avec le fils de Gottfried, Johann Gottfried SILBERMANN, son neveu Johann Daniel SILBERMANN, ainsi que par le contremaître David SCHUBERT. Le magnifique buffet a été réalisé par Johann Joseph HACKL, sculpteur de la cour à Dresde, et achevé fin 1754. L’orgue quant à lui fut achevé et inauguré en février 1755. L’instrument fut ensuite entretenu au cours des 18ème et 19ème siècles par Daniel SILBERMANN, Tobias SCHRAMM (Dresde, ancien compagnon de SILBERMANN), Gottfried HILDEBRANDT, Friedrich TREUBLUTH (Dresde), Carl August VENZKY (Dresde), Johann Andreas UTHE (Dresde), Johann Gotthold JEHMLICH et Carl Eduard JEHMLICH (Dresde). En 1780, Friedrich TREUBLUTH a restauré la Voix Humaine 8’ du Positif supérieur et le Posaune 16’ de la pédale. En 1822, l’orgue a été révisé par un facteur qui ne nous est pas connu, sous les conseils de Johann SCHNEIDER, organiste de Görlitz (Saxe). En 1883, le diapason de 415 Hz fut rehaussé à 425 Hz par Carl Eduard JEHMLICH, par raccourcissement des tuyaux. En 1938, les frères Emil et Bruno JEHMLICH ont effectué différents travaux sur l’orgue. Le diapason a été porté à 440 Hz et l’étendue du pédalier portée au f’ (29 notes). Par bonheur, de juin à novembre 1944, l’intérieur de l’orgue a été démonté et stocké dans le monastère de Marienstern (Panschwitz-Kuckau – Saxe). Lors des bombardements de février 1945, seuls le buffet et certains éléments de la soufflerie qui étaient restés furent détruits. En 1964, la maison JEHMLICH a transféré l’orgue du monastère à son atelier de Dresde et a entamé en 1967 la reconstruction et la restauration. Les ajouts ou modifications effectuées aux 19ème et 20ème siècles ont été supprimés. L’Unda Maris 8’ du Positif supérieur, dont la tuyauterie avait été perdue lors du stockage et des transferts, a été reconstruite. Toutefois, le diapason est resté à 440 Hz avec un tempérament égal, ceci en raison du coût trop élevé qu’aurait représentée la reprise de toute la tuyauterie. En 1971, l’instrument a été remonté et inauguré, dans un buffet provisoire. En 1980, le buffet et sa façade ont été reconstruits à l’identique par le maître ébéniste Walter THÜRMER puis Thomas JÄGER, d’après d’anciens dessins et d’anciennes photographies. En 2001 et 2002, la maison JEHMLICH et la maison WEGSCHEIDER de Dresde ont entièrement démonté l’orgue et procédé à une restauration majeure, incluant les sommiers, la mécanique, la soufflerie au modèle d’origine, l’alimentation en vent ainsi que la restauration et l’harmonisation de toute la tuyauterie au diapason de 415 Hz avec un tempérament inégal. A noter que la soufflerie peut être actionnée soit manuellement soit par le ventilateur électrique. Cet instrument exceptionnel, le dernier de Gottfried SILBERMANN a ainsi retrouvé sa disposition, son état et son éclat d’origine. Il a été inauguré en novembre 2002. Il peut être entendu en sus de la liturgie dans de nombreux récitals et dans de très nombreux enregistrements. Cet instrument est complété depuis l’année 2000 par un orgue de chœur construit par la maison JEHMLICH Autres caractéristiques : 47 jeux - 3 claviers manuels de 50 notes et pédalier 26 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements : I/II - III/II Tirasse : I/P Diapason : La = 415 Hz - Tempérament inégal Voir la page des orgues de G. Silbermann