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   Page créée le 06/12/2007          Mise à jour le 26/11/2016   L’orgue Riepp (1754) de la collégiale Notre-Dame de Dole (39)
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Francge-Comté Ville : Dole (39) Local : Collégiale Notre-Dame Facteur : Riepp / Stiehr Année : 1754 / 1830/1854
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Cette importante collégiale a été érigée entre 1509 et 1571, pour suppléer l’ancienne collégiale voisine, consacrée à Notre-Dame et jugée trop petite. L’édifice gothique tardif s’inscrit dans la tradition architecturale de Franche-Comté. La nef de 60 m de long s’élève sur deux niveaux, sans triforium, et est éclairée par de grandes baies. Elle est jouxtée de deux nefs collatérales. Les deux ailes du transept s’ouvrent sur deux portails sculptés par Antoine Le Rupt. Le chœur est entouré par un déambulatoire et ses chapelles et est largement éclairé par les grandes verrières de l’abside. Le clocher-porche occidental a été achevé en 1596. Son dôme plusieurs fois remanié culmine à 73m de hauteur. Le portail a été réalisé en 1577 par le sculpteur Hugues Le Rupt. Le jubé fut construit entre 1560 et 1568 par le sculpteur Hugues Le Rupt, en marbre de Sampans. Initialement prévu entre la nef et le chœur, il fut déplacé en 1562 au fond de la nef et il sert de tribune au grand-orgue depuis 1750. Entre 1609 et 1612, fut érigée la Sainte-Chapelle à l’extérieur de la collégiale, jouxtant la partie sud du chœur. Elle possède son propre portail à trois arcades en plein cintre, et sa voûte remarquable à caissons bleutés décorés de roses date du 18ème siècle. Fermée par la révolution, la collégiale fut rendue au culte en 1802. Les chapelles latérales sont restaurées et remeublées après les pillages de la révolution. La collégiale a été classée aux Monuments Historiques en 1910. Elle a été élevée au rang de basilique mineure en 1958 par le nonce apostolique Angelo Roncalli, le futur Jean XXIII. Mais les paroissiens et les dolois ont préféré lui conserver son appellation de collégiale. Plusieurs campagnes de restauration ont été entreprises à la fin du 20ème siècle (nef et Sainte Chapelle) et plus récemment entre 2006 et 2009 pour ce qui est de l’extérieur. Un orgue est présent dès 1565, situé en tribune dans le transept sud. Des réparations effectuées en 1688 par le facteur François DUFAY de Lyon nous indiquent qu’il devait comporter deux claviers. En 1730, on découvre l’état de délabrement total de l’instrument.
Autres caractéristiques : 59 jeux - 4 claviers manuels et pédalier à l'allemande Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements à tiroirs : I/II - III/II 2 soufflets à plis parallèles (1920) + 6 soufflets cunéiformes (1992) Diapason : La = 420 Hz - Tempérament Kirnberger
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En 1750, les échevins de Dole passent commande d’un grand-orgue neuf au facteur Karl- Joseph RIEPP, facteur d’origine allemande installé à Dijon (Côte d’Or) depuis 1742. L’instrument est achevé en 1754. Le magnifique buffet est réalisé par le menuisier Claude Attiret et le sculpteur Michel Devosge, d’après les plans de RIEPP. Celui-ci s’est inspiré du buffet du grand-orgue de Ste Bénigne de Dijon (1745), qui fut sa première grande réalisation en France. Ce buffet servira de modèle aux instruments de la future dynastie des CALLINET. De facture classique française, l’orgue comporte alors 38 jeux sur quatre claviers et pédalier. En 1778, les facteurs Joseph RABINY et Louis WEBER, successeurs de RIEPP, interviennent sur l’instrument, suite aux dégâts causés par un orage. Ils remplacent le Cromorne et la Voix Humaine du grand-orgue par deux Trompettes et renforcent la Cymbale III à 5 rangs au grand-orgue. En 1787, l’orgue est restauré et modifié par le facteur François CALLINET de Rouffach (Haut-Rhin). Il a refait tous les jeux d’anches avec une nouvelle harmonisation. Il a ajouté au Récit un Bourdon 8’, une Flûte 8’ et a remplacé la Trompette de RABINY par un Hautbois 8’, à l’Echo il a rajouté une Flûte 8’ et au Positif de dos un Carillon III a été placé. Les sommiers et la soufflerie sont modifiés en conséquence. Après la révolution, l’organiste Antoine LEROUGE rajoute des jeux provenant de l’orgue RIEPP (1767) du Couvent des Bernardines de Dijon. Il s’agit du Cornet, de la Trompette et du Basson placés au Positif de dos. Plus tard le Basson sera remplacé par un Cromorne 8’, sans doute de la même origine, par le facteur Louis CHAVAN de Lyon (Rhône).
En 1830, grâce à l’action de l’organiste titulaire Ignace MÜLLER, les facteurs Joseph et Xavier STIEHR de Seltz (Bas-Rhin) reconstruisent un grand Récit de 54 notes à la place du dessus de Récit précédent. Ce Récit reçoit 15 jeux (Voir composition ci-joint). Une Gambe 8’ est également rajoutée à l’Echo ainsi qu’à la Pédale une Contrebasse 16’, une Flûte 16’, un Violoncelle 8’ et une Gambe 4’. L’orgue compte alors 61 jeux. La console est refaite et deux soufflets sont ajoutés. Ce grand Récit est l’un des tous premiers en France de ce style. En 1854 et 1855, une nouvelle restauration est effectuée par Xavier STIEHR et Félix MOCKERS qui modifient à nouveau l’instrument, le portant à 62 jeux. Les huit soufflets cunéiformes sont remplacés par une soufflerie à pompes Walker. Le Positif reçoit un sommier neuf et l’ancien remplace celui de l’Echo, maintenant placé à l’arrière du buffet. Les sommiers de Pédale sont placés de chaque côté des tourelles latérales. Le diapason est haussé d’un demi-ton par décalage des tuyaux du 18ème siècle et recoupe des tuyaux de 1830. C’est de cette époque que datent les draperies latérales (en bois), d’un goût plutôt douteux. Toutefois il faut saluer le fait que, sans doute grâce à la collaboration de l’organiste MÜLLER, les travaux de 1830 et de 1854 ont apporté le goût romantique de l’époque mais sans altérer l’orgue original de RIEPP ni le magnifique chœur d’anches de CALLINET. En 1920, Charles MUTIN de Paris remplace la soufflerie par des réservoirs à plis parallèles. La disposition reste inchangée jusque dans les années 1960.
Composition 1754
En 1960, le facteur Philippe HARTMAN de Raynans (Jura), restaure l’instrument sous les conseils de Michel CHAPUIS (originaire de Dole). La tuyauterie est réorganisée dans le sens d’un retour à la disposition de RIEPP. Le chœur d’anches de CALLINET est restauré dans sa disposition de 1787. Les Gambes et fonds 8’ placés par STIEHR en 1854 sont enlevés et les jeux de Tierce reconstitués au grand-orgue et au Positif. La Voix Humaine de 1855 à double cône est déplacée du Récit au Positif. HARTMAN revient à l’ancien diapason et réharmonise l’orgue. Une vingtaine de jeux de RIEPP et sept de CALLINET subsistent encore de même que la quasi intégralité des jeux de STIEHR. En 1968, Philippe HARTMAN reconstitue le Nazard, la Quarte et le Bourdon 8’ du grand-orgue. En 1992, le facteur Jean DELOYE d’Audelange (Jura) place six soufflets cunéiformes neufs en complément de la soufflerie de 1920. Il s’agit ici d’un instrument exceptionnel, témoin de la facture classique du 18ème et de celle plus romantique du 19ème. Le talent et la sagesse d’HARTMANN ont su préserver la cohabitation des deux styles, qui se complètent ici très intelligemment. L’instrument attend aujourd’hui un relevage complet.
Composition 1830
1855
1830
1754
Composition 1968 Composition 1854/1855