Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 27/12/2012 L’orgue Royer (1670) de l’église N.D de l’Assomption de Cuers (83). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  PACA Départ. : Var Ville : Cuers Local : Eglise N.D de l’Assomption Facteur : Royer Année : 1670 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos Grand-orgue de la Cathédrale Notre-Dame de Paris L'église Notre-Dame de l'Assomption située en plein centre-ville, a été construite à la fin du 15ème et au début du 16ème siècle, à l'emplacement d'une ancienne chapelle consacrée à St Pierre. Elle ne comporte qu'une seule nef. Elle a été érigée au rang de collégiale en 1653. L’église a été restaurée en 1756 puis au début du 20ème siècle. L’église Notre-Dame possède un instrument historique remarquable. Cet orgue fut construit entre 1668 et 1670 par Charles ROYER, facteur issu d'une lignée de facteurs flamands originaires de Namur, et installé à Marseille en 1662. L'instrument placé à l'origine au sol dans la nef n'avait que dix jeux sur un clavier manuel de 47 notes (1ère octave courte) et pédalier de 8 notes en tirasse. Le buffet est l'œuvre du menuisier Johan HUGONET de Cuers. En 1703, l'instrument a été réparé par le facteur François DUFAYET de Lyon. En 1756, l'orgue fut  placé en tribune au fond de la nef par le facteur ISNARD (s'agissait-il de Jean-Esprit ?). La boiserie du buffet fut dorée à cette occasion par BORELLY, doreur à Marseille. En 1782, l'orgue a fait l'objet d'un relevage par Joseph ISNARD, le neveu de Jean-Esprit ISNARD. Entre 1801, le facteur Thomas-Laurent BORME et son fils François, de Marseille, ont restauré et agrandi l'instrument avec un deuxième clavier de trois octaves. L'étendue du grand-orgue à été portée à 54 notes (1ère octave pleine et octave supérieure au Fa5). Un pédalier de 13 notes doté de deux jeux a remplacé le pédalier original. En 1811, François BORME et Charles GAZEAU on rajouté deux jeux à la pédale et porté son étendue à 22 notes avec un pédalier neuf. En 1853, le facteur Frédéric DE JUNGK de Toulouse a effectué des modifications : la soufflerie et les claviers sont reconstruits, le récit est renfermé dans un boitier expressif. Les jeux de Trompette et de Clairon du grand-orgue et de la pédale sont remplacés par des jeux en zinc et fer blanc…, la Flûte 8' de la pédale est remplacée par un Bourdon 16', la Tierce du grand-orgue laisse place à un Salicional 8' et la Fourniture et la Cymbale sont regroupées dans un seul Plein-Jeu. Enfin le diapason est haussé d'un demi-ton (il avait déjà été haussé d'un demi-ton en 1835, peut-être par le même DE JUNGK). En 1874, le facteur François MADER de Marseille également a effectué des travaux : le sommier original de grand-orgue a été reconstruit, la Montre 4' recomposée et une Voix Humaine 8' a été rajoutée au Positif. La Flûte 8' (Dessus) est prolongée d'une octave et accordée en Unda Maris et la 1ère octave est empruntée au Boudon 8'. Le Cornet IV est réduit à 3 rangs (suppression du rang de 4'). En 1924, l'orgue reçoit une soufflerie électrique. En 1949, le facteur Jean-Albert NEGREL de Roquevaire (Bouches-du-Rhône) effectue un nettoyage de l'orgue. Le pédalier 18 notes est remplacé par un pédalier de 27 notes, 9 notes restant en tirasse. Le Bourdon 8' et le Prestant 4' du Récit sont complétés de deux octaves graves avec l'ajout d'un sommier supplémentaire mécanique. En 1967 le Dr Pierre ROCHAS et l'organiste Michel CHAPUIS découvrent l'orgue historique de Cuers. En 1969, une première tranche de travaux est réalisée par le facteur Pierre CHERON et le technicien-conseil Claude AUBRY qui reclassent tous les tuyaux du grand-orgue provenant de ROYER. L'instrument a été classé aux Monuments Historiques en 1972. De 1988 à 1991, la maison d'Yves CABOURDIN de Carcès (Var), la Manufacture Provençale d'Orgues, a entièrement restauré l'orgue : buffet, matériel sonore et alimentation en vent. La mécanique ainsi que la magnifique console en fenêtre centrale et son pédalier à l'allemande sont reconstruits. La dorure a été restaurée par Alain DE SAPORTA de St Zacharie (83). L'orgue a retrouvé sa composition de 1811, accordée au diapason original de 392 Hz avec un tempérament mésotonique à huit tierces pures. Cet instrument possède une réelle valeur historique car il contient encore 80% de la tuyauterie de ROYER et près de 90% de celle de 1811. C'est le seul témoin existant dans un état jouable du facteur ROYER et c'est le seul orgue à boiserie dorée de la région. D'après le site de la Ville de Cuers et celui des Amis des Orgues du Var. Autres caractéristiques : 23 jeux - 2 claviers manuels et pédalier 1er clavier divisé au si2/do3 Transmission mécanique des claviers et des jeux Tirasse : I/P – II/P Appel des anches du G.O Diapason : La = 392 Hz Tempérament mésotonique pur (8' tierces justes) Rossignol - Tambourin Visite des Orgues de Cuers Solliès-Ville et Solliès-Toucas