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Page créée le 15/01/2015 Mise à jour le 06/07/2016 L’orgue Cavaillé-Coll (1865) de l'église St Maurice de Bécon de Courbevoie (92).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Ile-de-France Départ. : Hauts-de-Seine Ville : Courbevoie Local : Eglise St Maurice de Bécon Facteur : Cavaillé-Coll Année : 1865
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Historique
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L’église St Maurice de Bécon a été construite à la place d’une ancienne chapelle entre 1907 et 1910. Son style néo-roman très original est dû à l’architecte parisien Julien BARBIER. Elle ne possède qu’une seule nef et s’inspire des basiliques primitives. Le grand-orgue de tribune a été construit en 1865 par Aristide CAVAILLÉ-COLL pour la chapelle palatine du marquis de Lambertye à Gerbéviller (Meurthe-et-Moselle). Des organistes célèbres vinrent jouer sur cet instrument, tels qu’Auguste Andlauer, Lefébure-Wély, Camille Saint-Saëns ou Jacques-Nicolas Lemmens. Cet instrument était un orgue de commande et non un instrument d’église standard. CAVAILLÉ a pu ainsi donner libre cours à sa créativité. L’instrument possédait notamment un jeu de Physharmonica, jeu imaginé par le facteur allemand WALCKER : un jeu à anches libres sans tuyaux, comme dans un harmonium. Il dispose également d’un boitier de Récit avec une ouverture à deux volets opposés, l’un s’ouvrant alors que l’autre se ferme, créant ainsi un effet d’éloignement du son, comme dans un Fernwerck allemand. On note d’ailleurs une certaine influence allemande dans la disposition de l’orgue, comme en témoignent les appellations de certains jeux. Les pédales d’expression sont ici utilisées pour la première fois par CAVAILLÉ, en remplacement des dispositifs à cuiller antérieurs. Les caractéristiques propres à cet orgue lui confèrent un intérêt remarquable, outre la qualité exceptionnelle des matériaux employés. En 1909, l’instrument fut racheté à la famille de Lambertye par le chanoine Oudin, fondateur de la paroisse St Maurice, pour la nouvelle église de Courbevoie. L’instrument a été installé en 1912 dans l’église St Maurice par Charles MUTIN. Quelques modifications sont apportées à l’orgue pour l’adapter à l’église. Notamment le Récit est déplacé de l’arrière du buffet vers l’avant, ce qui rompt l’équilibre souhaité par CAVAILLÉ. L’orgue est inauguré en avril 1913 par Eugène GIGOUT, le compositeur et organiste de St Augustin à Paris. A une date non connue, après 1925, le jeu de Physharmonica est supprimé. En 1976, le facteur Jean JONET intervient sur l’orgue. Il intervertit des jeux entre Récit et Positif, remplace certains jeux romantiques par des mutations néoclassiques, modifie la Progression harmonique, recoupe les tuyaux de la Flûte Harmonique. Bref, il massacre le travail de CAVAILLÉ-COLL..., fort heureusement sans détruire définitivement trop de matériel sonore. Pour autant, JONET oublie la restauration de la mécanique et surtout de l’alimentation en vent. En 1985, l’instrument est classé aux Monuments Historiques pour sa partie instrumentale. Dans les années 2000, l’état de l’orgue a nécessité l’étude d’une restauration majeure. L’association des Amis de l’Orgue CAVAILLÉ-COLL a vu le jour en 2006 et œuvre pour cette restauration. Celle-ci a été confiée fin 2012 aux facteurs Laurent PLET de Macey dans l’Aube et Denis LACORRE de Carquefou près de Nantes (Loire-Atlantique), unis dans un groupement d’entreprises pour cette occasion. En juin 2013, les travaux ont débuté par le démontage de l’instrument et le transfert dans les deux ateliers. En juin 2013, les travaux ont débuté par le démontage de l’instrument et le transfert dans les deux ateliers. Cette restauration a visé à rétablir la disposition originale de 1865, à savoir : la reconstruction des jeux disparus et notamment du jeu de Physharmonica au Grand-orgue, jeu appelé aujourd’hui Éoline, la reconstitution des jeux déplacés, la restauration de toute la mécanique et de ses dispositifs originaux, la restauration intégrale de l’alimentation en vent, enfin le recentrage du Récit, afin de retrouver l’équilibre sonore souhaité par son génial concepteur. Les travaux ont été achevés au milieu de l’année 2015. L’église St Maurice a retrouvé ainsi son instrument d’une qualité et d’un intérêt remarquables. A voir absolument le très beau site de l’Association des Amis de l’Orgue.
Daniel ROTH à la console
Autres caractéristiques : 37 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 27 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements : I/I (16,8') - II/I - III/I - II/III Tirasses : I/P - II/P - III/P - P(4') Appel des anches : I - II - P Tonnerre Diapason : La = 435 Hz - Tempérament égal