Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 12/05/2016 L’orgue Carouge (1678) de l’église Notre-Dame de Chambly (60). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Picardie Départ. : Oise Ville : Chambly Local : Eglise Notre-Dame Facteur : Carouge / Haerpfer Année : 1678 / 1996 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition
Carte Cliquer Photos L’église Notre-Dame de Chambly a été érigée au 13ème siècle, sans doute entre 1260 et 1280, dans le style gothique rayonnant. Son architecture est originale, le chœur et l’abside présentent des similitudes avec la Sainte-Chapelle (Paris). Sa construction faisait suite au passage de Saint-Louis dans la ville en 1248 ; sa statue et celle de sa mère, Blanche de Castille, entouraient d’ailleurs le portail principal. L’édifice a été restauré entre 1781 et 1785. C’est sans doute à cette occasion que furent acquises la magnifique chaire et les stalles sculptées provenant de l’ancienne église Saint-Sauveur de Paris (2ème). L’église a été classée aux Monuments Historiques en 1862. Son mauvais état conduisirent à de nouveaux travaux de restauration du chœur et de l’abside qui s’étalèrent de 1867 à 1887. Une nouvelle campagne de restauration de la nef, du transept et de la tour eut lieu en 1928. Les origines de l’orgue ne sont pas connues avec exactitude, mais l’hypothèse la plus crédible semble celle de l’instrument construit entre 1671 et 1678 par Jacques CAROUGE pour le couvent de la Visitation de Senlis (Oise). L’orgue a été acquis par la paroisse en 1789. Il a été placé sur une tribune neuve au fond de la nef. Son ancienne tribune en hémicycle a été conservée et placée autour du buffet. L’instrument disposait alors de 25 jeux sur quatre claviers et pédalier. L’instrument a fait l’objet de plusieurs travaux d’entretien au cours du 19ème siècle. En 1838, le facteur Louis SURET de Paris a remplacé les trois soufflets cunéiformes par une soufflerie neuve. L’orgue s’est toutefois dégradé au fil des décennies. Une restauration fut confiée en 1942 au facteur Louis-Eugène ROCHESSON de Pontoise (Val d’Oise). Dieu merci, à cause de la guerre, les travaux sont interrompus. Les éléments démontés et transportés dans l’atelier de Pontoise ne seront récupérés qu’en 1957. Mais l’orgue n’est toujours pas remonté…et beaucoup d’éléments ont disparu, jusqu’aux claviers dont l’un est retrouvé sur une épinette… En 1976, le musicologue Pierre HARDOUIN s’émeut de cette situation ubuesque. L’orgue est classé aux Monuments historiques en 1984. En 1984, la reconstruction de l’orgue est confiée au facteur Théo HAERPFER de Boulay (Moselle). La tuyauterie restante, surtout les petits tuyaux, et les sommiers (sauf l’Echo et la pédale) ainsi que l’abrégé de grand-orgue encore en place dans le buffet permettent de reconstituer la disposition et la facture de l’instrument original. Le travail du facteur va durer presque deux ans. La division de pédale et le Cornet d’écho sont refaits à neuf. Il en va de même de la mécanique, de la soufflerie et des claviers. La tuyauterie manquante est reconstruite à l’identique des tuyaux originaux. Les buffets et la console sont restaurés. Les rambardes d’origine en hémicycle n’ont pas été repositionnées mais les colonnettes ont été utilisées dans la fabrication d’une nouvelle rambarde au droit de la tribune. L’instrument a été harmonisé par Christian CASSE et inauguré par André ISOIR en octobre 1986. Le seul reproche fait à cette excellente restauration est la mise en place d’un 2ème cromorne au grand-orgue, là où une Voix Humaine eût été largement préférable. L’église Notre-Dame dispose désormais d’un témoin exceptionnel de la facture du 17ème siècle. Autres caractéristiques : 26 jeux - 4 claviers manuels et pédalier à la française Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplement : I/II à tiroir Tremblant doux - Tremblant fort - sonnette Diapason : La = 415 Hz (15°) Tempérament inégal Lambert-Chaumont (6 tierces majeures pures)
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