Entrez dans le monde magique des orgues.
Page créée le 13/11/2007 Mise à jour le 23/05/2016 L’orgue Dupont (1997) de l’église Saint Pierre de Caen (14).
Les derniers Les derniers Index par pays Index par pays A propos A propos Accueil Accueil Sources et liens Sources et liens Facteurs d’orgues Facteurs d’orgues Contact Contact
Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Basse-Normandie Départ. : Calvados Ville : Caen Local : Eglise Saint Pierre Facteur : Dupont Année : 1997
Passion,     Découvertes,     Partage....
Historique
Disposition
Carte
Cliquer
Haut de page Haut de page Retour France alpha Retour France alpha
Photos
Retour France Dept. Retour France Dept.
Ce magnifique édifice situé au cœur de la ville a été construit à partir du 13ème siècle, à l’emplacement d’une ancienne église déjà dédiée à St Pierre et mentionnée au 11ème siècle.. La construction a commencé par l’étage bas de la tour et du chœur. La tour a été achevée en 1308, haute de 75m. La nef et la façade sont édifiées dans le courant du 14ème siècle. Les parties hautes de la nef et les bas-côtés seront achevés au 15ème siècle. Le chœur est remplacé au 16ème siècle par un chevet comprenant un déambulatoire et cinq chapelles rayonnantes. Le porche de la tour a été restauré au début du 17ème siècle. Le clocher est abattu en 1944 par un obus allié et s’effondre dans la nef. Il sera reconstruit à l’identique en 1957. Depuis 1975, St Pierre n’est plus une église paroissiale mais un Centre Spirituel (https://sites.google.com/site/saintpierrecaen/). La présence d’un orgue est mentionnée au 15ème siècle. Il reste des traces de sa soufflerie à l’extérieure, sous les arcs-boutants. Il sera détruit par les huguenots en 1562, tout comme des vitraux, des statues et le mobilier liturgique. De 1578 à 1581, un nouvel instrument est construit par l’organiste et facteur Nicolas BARIL de Caen. Plusieurs interventions sont notées sur cet orgue en 1681 par Robert INGOULT, en 1718 par Jean-Baptiste TANILOU et enfin en 1742 par un certain TAUCHOY. En novembre 1753, un orgue neuf est commandé au facteur rouennais Jean-Baptiste Nicolas LEFEBVRE, pour être livré pour la St Michel soit le 29 septembre 1754. Il comporte 38 jeux sur trois claviers et pédalier. En 1765, LEFEBVRE ajoute deux soufflets aux quatre d’origine. En 1778, la paroisse souhaite acquérir un instrument plus grand. L’orgue est vendu en 1779 à la paroisse de la Madeleine à Verneuil-sur-Avre où son transfert sera achevé en 1784. En 1781 et 1782 le nouveau buffet est construit par le sculpteur caennais Larguillière. Il sera considéré comme l’un des plus beaux buffets de France. LEFEBVRE achève son nouvel instrument en 1783 avec 56 jeux sur quatre claviers et pédalier. La petite histoire nous dit que l’orgue fut sauvé de la destruction en 1793 grâce à l’organiste qui y interpréta la Marseillaise devant les révolutionnaires venus pour l’abattre… En 1879, la paroisse passe commande à la maison parisienne CAVAILLÉ-COLL d’un instrument neuf dans le buffet de 1783. Il s’agit d’un orgue de 42 jeux sur tois claviers et pédalier. L’instrument est achevé en 1881 et inauguré en octobre par Alexandre GUILMANT, alors titulaire de l’église de la Ste Trinité à Paris. En juin 1944, l’orgue est très sérieusement endommagé par l’effondrement du clocher dans la nef. L’instrument n’étant pas classé aux Monuments Historiques, il faudra attendre plusieurs années pour le remplacer. Et le remarquable instrument de CAVAILLÉ a été démantelé… En 1967, un orgue neuf est commandé au facteur DANION-GONZALEZ de Rambervillers (Vosges). Cette commande faisait suite au devis présenté en 1958 par JAQUOT-LAVERGNE, le prédécesseur de DANION. Afin de dégager la grande rosace, ce nouvel instrument est réparti en quatre buffets situés dans l’atrium, deux de chaque côté de la nef. La console était placée en fond de nef. L’instrument ne donna toutefois jamais satisfaction. En 1997, l’orgue actuel a été commandé au facteur Jean-François DUPONT de Douvres-la-Délivrande (Calvados). Le facteur a réalisé un instrument capable de restituer les esthétiques de l’orgue classique français et de l’orgue baroque allemand, dans l’esprit de ce qu’il avait déjà réalisé en 1994 à l’abbatiale de la Ste Trinité à Lessay (Manche). La conception sonore de l’orgue a fait l’objet de concertation entre le facteur, les titulaires et Philippe LEFEBVRE, titulaire de Notre-Dame de Paris. Le matériel sonore a été construit suivant les techniques de la facture de l’époque classique. Toujours dans le but de laisser dégagée la magnifique verrière de la rosace occidentale, l’instrument a été placé en nid d’hirondelle sur le mur nord de la nef. Le buffet moderne aux lignés épurées est l’œuvre de l’architecte Henri HEMON. L’instrument comprend 38 jeux sur trois claviers et pédalier. La traction des claviers est mécanique et est doublée par une traction directe électrique sur l’une des doubles soupapes. La traction des jeux est électromécanique. Ceci devait permettre la réalisation d’un procédé de jeu à distance de l’orgue avec renvoi du son de l’orgue vers la console distante (transmission par ligne RNIS). Ce procédé est actuellement en sommeil. Toutefois cette technique a permis l’ajout en 2011 d’un combinateur électronique. Autre particularité : le Plein-jeu français III du Positif est doublé par une Surcymbale allemande : la combinaison des deux donne un Scharff allemand. La mixture allemande IV/VI du grand-orgue est doublée par une Mixture 16’ II/IV française, la combinaison des deux donnant un Plein-jeu de type Dom Bedos en 16’. Ce très bel instrument a été inauguré en novembre 1997 par Philippe LEFEBVRE.
Autres caractéristiques : 38 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Double transmission mécanique et électrique des claviers Transmission électromécanique des jeux Accouplements : I/II - III/II - II/III Tirasses : I/P - II/P - III/P (4,8') Combinateur électronique (2011)
orgue, orgues, orgues à tuyaux, organ, orgel, organo, organy, varhany