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Page créée le 03/11/2007   Mise à jour le 09/10/2016 Le grand-orgue Dom Bedos (1750) de l’abbatiale Sainte- Croix de Bordeaux (33).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Aquitaine Départ. : Gironde Ville : Bordeaux Local : Abbatiale Sainte-Croix Facteur : Dom Bedos / Quoirin Année : 1750 / 1997
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Autres caractéristiques :  45 jeux - 5 claviers manuels et pédalier à la française Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements à tiroir : I/II - III/II  Tremblants doux et fort Diapason : La = 392 Hz Tempérament : Rameau modifié à 4 tierces justes
L’église Ste Croix est l’ancienne abbatiale du monastère des Bénédictions, fondé sans doute au 7ème siècle. Le couvent fut pillé par les sarrasins en 732, reconstruit et à nouveau saccagé par les normands au 9ème siècle. Le monastère fut reconstruit au 10ème siècle. La construction de l’église remonte à la fin du 11ème siècle. L’abside et les absidioles, le porche et la tour sud remontent à cette époque. L’église fut affectée dès 1130 à la fois aux moines et à la paroisse. L’autel majeur était dédié à Notre- Dame des marins, ce qui explique les nombreux ex-votos. La nef et ses deux collatéraux, le transept à deux bras ont été achevés au 13ème siècle. Au 15ème et au 16ème siècle le couvent connait une époque de déclin et l’église se dégrade rapidement. Elle est restaurée au 17ème siècle par une nouvelle congrégation de bénédictins venus de l’abbaye de St Maur. La révolution chasse les moines et ferme l’église au culte, du moins temporairement car elle est rouverte en 1795. En 1840, l’abbatiale est classée sur la première liste des Monuments Historiques. L’église est restaurée dans la seconde partie du 19ème siècle. L’architecte Paul Abadie fait construire la tour nord dans le style de la tour sud. L’église possédait des orgues dès le 16ème siècle, dont il est fait mention en 1583. En 1661, un nouvel instrument de 11 jeux sur deux claviers est construit par Jehan HAON, facteur d’origine anglaise. Au 18ème siècle, la communauté décida de doter l’abbatiale d’un instrument plus important. Le nouveau grand-orgue fut construit entre 1744 et 1750 par Dom BEDOS de CELLES, moine de l'abbaye, celui-là même qui publiera quelques années plus tard son célèbre traité « L’art du facteur d’orgues » (1766). L’instrument avait alors 45 jeux sur cinq claviers et pédalier. Ce fut sa plus grande réalisation en tant que facteur. L'orgue subit ensuite une intervention en 1771, il échappa aux pillages de la révolution, puis fut à nouveau remis en état en 1811. En 1812, l'archevêque de Bordeaux, soutenu par diverses autorités musicales de la ville décide de faire un échange d'instruments entre l'abbatiale Sainte-Croix et la cathédrale Saint-André. Les buffets restent seuls en place. L'orgue de Dom BEDOS part donc à la cathédrale. L’église Ste Croix reçoit l’orgue MICOT de la cathédrale. Cet orgue construit en 1766 provenait lui même de l'église Saint-Pierre de La Réole d’où on l’avait transféré en 1804. Au cours de son séjour à la cathédrale, l'orgue de Dom BEDOS subit plusieurs interventions et transformations : en 1840, 1877, 1919, 1933, 1946, 1954, 1962. L’instrument avait ainsi perdu beaucoup de son caractère original. Sous l'impulsion de l'organiste Francis Chapelet et de l'architecte Henri Lequeux, ainsi que d'autres autorités musicales, la décision est prise en 1970 de construire un orgue neuf à la cathédrale et de reconstituer à Sainte-Croix dans son buffet, l'orgue de Dom Bedos. Tout le matériel ancien est récupéré, classé et entreposé à Sainte-Croix. Le buffet a été classé aux Monuments Historiques en 1970 et la partie instrumentale en 1974. En 1984, la reconstitution de l'orgue de Dom BEDOS est confiée à l'entreprise Pascal QUOIRIN. L'examen minutieux du buffet, des sommiers, de la tuyauterie d’origine (+ de 60%), l'étude des différents inventaires, des anciennes étiquettes désignant les jeux et le traité de Dom BEDOS, ont permis au facteur de comprendre et de redessiner l’ordonnancement de l’orgue de 1750. Les mêmes problèmes se sont posés au facteur que lors de la construction initiale, à savoir l’étroitesse de la tribune et le fait qu’elle soit désaxée par rapport à la nef. Il a fallu au facteur restaurer les sommiers d’origine qui avaient été à de si nombreuses reprises mutilés. Tous les éléments anciens récupérés ont été soigneusement restaurés, de même que le magnifique buffet Régence vert et or. La tuyauterie neuve a été construite au modèle. Il faut noter que les claviers de Positif de dos et de Grand-orgue ont une étendue de 51 notes (C à d5) mais que la plupart des jeux de ces divisions n’ont pas de tuyau de C#, à l’exception de la Montre 16’, Bombarde 16’, Cromorne 8’ et Plein-Jeu. Pour les jeux sans C#, cette note joue le contre-A (La 0). La console a été reconstruite avec ses cinq claviers et le pédalier à la française. Les étiquettes en parchemin qui portent le nom des jeux sont d’origine… Ce fabuleux travail de « restitution » de l’instrument vénérable s’est étalé sur 12 ans, de 1985 à 1997. Le résultat est tout simplement extraordinaire et est l’un des plus remarquables de l’histoire moderne de la facture d’orgue. L’orgue restauré a été inauguré en mai 1997 par des récitals de Francis Chapelet, Michel Chapuis, Jean Boyer et Jean-Pierre Leguay. En 2013, la maison QUOIRIN a effectué un relevage.
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