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   Page créée le 28/12/2007          Mise à jour le 28/10/2013   L’orgue Merklin-Schütze (1869) de la basilique St Michel de Bordeaux (33)
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Aquitaine Ville : Bordeaux (33) Local : Basilique St Michel Facteur : Merklin-Schütze Année : 1869
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La basilique St Michel a été construite dans le style gothique flamboyant au milieu du 15ème siècle à l’emplacement d’une ancienne église du 14ème siècle édifiée dans ce quartier commerçant en plein essor. Les travaux de la nouvelle église ne seront achevés qu’au 16ème siècle. L’église fut dès sa construction une étape majeure sur le chemin de Compostelle. Le clocher ou campanile est détaché de la nef. Il culminait alors à 99m de hauteur. La base du clocher abrite une crypte. Ce clocher fut endommagé par un tremblement de terre en 1759 puis par la foudre en 1768. La reconstruction du campanile devra attendre 1869, dans le style gothique de l’église et avec une hauteur de 114m, ce qui en fait l’un des plus hauts du pays. A noter qu’en 1791 les ossements de l’ancien cimetière paroissial entourant l’église furent placés dans cette crypte, et parmi ceux-ci des corps momifiés, les « momies de St Michel ». Ces derniers ont été inhumés en 1979 dans le cimetière de la Chartreuse. L’église St Michel a été classée aux Monuments Historiques dès 1846, puis élevée au rang de Basilique mineure en 1903. Elle a été classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1988, au titre des Chemins de Compostelle. La présence d’un orgue est signalée en 1425, sans que l’on sache de quel type d’instrument il s’agissait. De 1486 à 1488, un nouvel orgue est construit et installé en tribune au dessus du grand portail par le facteur Ramon DOMEINS (ou DOMEINHS). En 1510, cet instrument est remplacé par un orgue neuf de dix jeux, construit par le facteur Louis GAUDET. L’orgue de GAUDET sera restauré ou reconstruit en 1575. En 1648, Claude DUPRE d’Agen effectue un relevage et ajoute trois jeux d’anches et un Cornet. Des  travaux sont effectués par Jacques LEVASSEUR de Nantes en 1672, d’autres en 1713 par Louis THEVENARD de Bordeaux et en 1732, Adrian LEPINE de Bordeaux effectue un nouveau relevage. (Adrian était le frère de François PICARD de L’ESPINE de Toulouse et l’oncle du célèbre facteur Jean-François PICARD L’EPINE - 1732/1817).
Entre 1762 et 1765, le facteur Jean-Baptiste MICOT, successeur de François PICARD de LESPINE à Toulouse, construit un orgue neuf de 35 jeux sur quatre claviers et pédalier, placé sur la tribune neuve au dessous de la rosace du portail ouest. C’est ce buffet que nous admirons aujourd’hui. La menuiserie est réalisée par AUDEBERT et les sculptures par Martial CESSY. En 1774, MICOT effectue une révision de l’orgue et le réharmonise. En 1827, le facteur Nicolas HENRY, facteur et organiste de Bordeaux, restaure et agrandit l’instrument. Mais à partir du milieu du siècle, l’instrument se dégrade au point de devenir injouable.
De 1865 à 1869, la maison de Joseph MERKLIN-SCHÜTZE de Paris construit l’orgue actuel dans le buffet de MICOT. Quelques jeux anciens sont réutilisés. L’instrument comporte 39 jeux sur trois claviers et pédalier. La console placée dans l’ancien Positif de dos fait face à la nef. La disposition de l’orgue est bien évidemment réalisée dans l’esthétique romantique de cette époque. En 1882 MERKLIN effectue un dépoussiérage de l’orgue et remonte l’intonation d’un quart de ton. En 1892, Gaston MAILLE, facteur à Bordeaux, effectue un relevage de l’orgue et des travaux sur la transmission. La même année, le buffet est repeint en marron, malgré le classement aux Monuments historiques de 1847... Au début des années 1930, la ventilation est électrifiée par la maison PUGET de Toulouse. En 1935, Georges GLOTON (ex maison DEBIERRE) de Nantes effectue des travaux sur l’orgue, modifiant légèrement sa disposition par le remplacement de trois jeux et l’ajout de deux nouveaux dans l’esprit néo-classique. La Gambe 8’ du Grand- orgue, le Cor anglais 16’ du Positif et la Clarinette 8’ du Récit sont remplacés respectivement par une Flûte octaviante 4’, une Tierce 1 3/5’ et une Cymbale III. Pendant la guerre en juin 1940, les vitraux et la toiture de la basilique sont touchés par les bombardements et l’orgue souffre de ces dégâts. En 1959, les vitraux de la basilique sont refaits et l’orgue est restauré à l’économie. Le buffet est décapé !... Par chance l’étude des motifs du buffet et les restes de quelques échantillons de polychrome du 18ème siècle permettront plus tard de redonner à ce magnifique buffet ses couleurs d’origine. En 1961, la maison SCHWENKEDEL de Strasbourg électrifie la transmission des claviers, mais ce système ne tiendra pas dans le temps. Au début des années 2000, le titulaire Paul DARROUY aidé des facteurs Patrice BELLET de St Créac (Gers) et Franz LEFEVRE d’Albi tentent de maintenir l’instrument défaillant en état de jouer. Fort heureusement en 2004, la Ville de Bordeaux et la Conservation régionale des Monuments historiques décident la restauration de l’orgue MERKLIN. Les travaux sont confiés aux facteurs nantais ROBERT Frères (La Chapelle sur Erdre - 44) pour la mécanique et les sommiers, Bernard HURVY (Nantes - 44)  pour le matériel sonore et enfin à Pascal QUOIRIN de St Didier (Vaucluse) pour le buffet. Les travaux vont durer de 2008 à 2011 et consommeront plus de 15.000 heures de travail... Ils auront permis de restaurer la mécanique originale, de nettoyer et restaurer l’ensemble de la tuyauterie en restituant les jeux originaux modifiés en 1930,  de reconstruire les jeux usés comme la Fourniture IV-VI du G.O provenant de l’orgue MICOT et la Dulciane 8’ du Récit, de restaurer l’alimentation en vent et enfin de restaurer le buffet de MICOT en lui redonnant sa peinture polychrome dans sa teinte d’origine et en restaurant les dorures et les sculptures et décors. L’instrument superbement restauré a été inauguré en septembre 2011, à l’occasion des Journées européennes du Patrimoine. Merci à Alain CARTAYRADE pour sa communication. Sites relatifs à cet instrument : http://www.renaissance-orgue.fr/orgues/basilique-saint-michel/ http://www.france-orgue.fr/bordeaux/index.php?zpg=bdx.stm
Composition de l'orgue MICOT - 1765
Autres caractéristiques : 41 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements : II/I - III/I (8,16') - III/II Tirasses : I/P - II/P - III/P Appel des jeux de combinaisons et anches par clavier
L’orgue MICOT
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