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   Page créée le 02/11/2007          Mise à jour le 16/11/2016   L’orgue Danion-Gonzalez  (1982) de la cathédrale St André de Bordeaux (33)
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Aquitaine Ville : Bordeaux (33) Local : Cathédrale St André Facteur : Danion-Gonzalez Année : 1982
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La construction de la cathédrale Saint-André remonte au 12ème siècle, à la place d’une église primitive du 3ème siècle, sans doute détruite par les normands en 848. Elle est consacrée en 1096 par le pape Urbain II. La grande nef de style gothique angevin remonte à cette époque et a été remaniée au 13ème siècle. Le portail Royal fut percé vers 1250 dans la 5ème travée de la façade nord. Le déambulatoire a été construit à la fin du 13ème siècle et achevé en 1330. Plus tard au cours du 14ème siècle ont été réalisées le chœur et ses chapelles rayonnantes, ainsi que les façades des bras du transept, et notamment son portail nord. Le clocher, les tours et les flèches du transept sud furent achevés au cours du 15ème siècle.  La tour de Pey-Berland a été construite au milieu du 15ème siècle, à l’est de l’abside. A la fin du 15ème siècle et au début du 16ème siècle, les voûtes de la nef ont été reconstruites et les arcs-boutants ont été édifiés pour renforcer l’édifice. Après des dégradations au cours du 18ème siècle et plus spécifiquement pendant la révolution, la cathédrale a fait l’objet de plusieurs campagnes de restauration au cours du 19ème siècle. Le mobilier disparu sous la révolution a été remplacé par du mobilier historique provenant d’autres églises ou abbayes désaffectées. La cathédrale a été classée aux Monuments Historiques en 1862. Au 20ème siècle de nouveaux travaux de restauration ont été menés. La cathédrale a été inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1998. La première mention de la présence d'un orgue, construit par Jacques De RASTA remonte à 1427. En 1531, l’instrument fut transféré sur une tribune neuve. En 1535, un chroniqueur anglais du nom de Andrew Boorde, écrira que dans la Cathédrale St André se trouvent les plus belles et les plus grandes orgues de toute la chrétienté… En 1619, l’instrument fut restauré par le facteur Antoine LEFEBVRE de Toulouse. Cette restauration dura au-delà de onze ans et le résultat fut si désastreux que sept autres années furent nécessaires afin que l'instrument puisse être jouable. En 1791, l’église fut fermée par les révolutionnaires, l’orgue démantelé et ses tuyaux furent fondus… En 1801, la cathédrale fut rouverte au culte et il fut alors décidé d’y transférer en 1804 l’orgue de l’église de La Réole, construit en 1752 par le facteur toulousain Jean-Baptiste MICOT. Le transfert fut effectué par les facteurs toulousains Joseph ISNARD (neveu de Jean-Esprit ISNARD) et Simon BAYSSAC-LABRUYERE. L’instrument s’avéra très vite insuffisant pour l’imposant volume sonore de l’édifice. En 1812, l’orgue est démonté pour reconstruire la tribune. Le buffet de MICOT y est remonté alors que l’intérieur de l’orgue est échangé avec l’instrument de l’église voisine Ste Croix. Cet orgue a été construit entre 1744 et 1750 par Dom BEDOS de CELLES. Il comportait à Ste Croix 44 jeux sur quatre claviers et pédalier. Le transfert est effectué par les mêmes facteurs que précédemment, ISNARD et BAYSSAC-LABRUYERE. A la demande de l’organiste, des modifications sont apportées à la disposition : étendue des claviers portée de 51 à 54 notes, remplacement de la Grosse Fourniture de Pédale par une Contre-Bombarde 32’, remplacement du Larigot du Positif par un dessus de Trompette. En outre le buffet de MICOT dut être élargi de quatre nouvelles tourelles de Positif et grand-orgue, pour recevoir le matériel du Dom BEDOS. L’orgue fut réceptionné en 1817. Toutefois, alors que l’instrument de Dom BEDOS était parfaitement adapté à Ste Croix, il s’avéra très insuffisant dans la Cathédrale, d’un volume huit à dix fois supérieur à celui de Ste Croix. Entre 1837 et 1841, le facteur Nicolas HENRY de Bordeaux restaura l’orgue et ajouta les ailes convexes du buffet. Entre 1875 et 1877, le facteur Charles WENNER de Bordeaux remplaça les deux jeux du Récit par une division complète de 14 jeux et soulagea l'action mécanique du Grand-Orgue ainsi que des notes basses du Récit par des machines pneumatiques Barker. Des travaux mineurs ont été effectués par la maison PUGET de Toulouse en 1921 et par la maison GLOTON de Nantes, en 1933. En 1946, Robert BOISSEAU remplaça la traction mécanique de la pédale par une traction tubulaire pneumatique. De 1954 à 1961, la traction des claviers a été complètement électrifiée par la firme nantaise BEUCHET-DEBIERRE. En 1970, la décision est prise de construire un orgue neuf dans le buffet historique et de restituer l’orgue Dom BEDOS à Ste Croix. (Laquelle restituera en 2013 l’orgue MICOT à La Réole…). En 1982, la construction du nouvel orgue de la Cathédrale est confiée à la maison DANION-GONZALEZ de Rambervillers (Vosges). Le buffet de MICOT a été conservé et restauré entièrement par les maisons LIMOUZIN et VERNAY. L'instrument de Georges DANION est complètement neuf à l'exception de quelques tuyaux de façade du Positif qui datent de 1934. L'orgue a été conçu en se basant sur l'information disponible concernant l'instrument original (1748) de Dom Bedos, sur le traité écrit par celui-ci « L'art du facteur d'orgue », sur l'instrument démonté en 1973, et sur les exigences du répertoire moderne. Le nouveau Récit fut conçu pour refléter celui construit en 1875 par Georges WENNER avec l'addition d'une famille complète de Principaux (8-4-2') et une Mixture de 5 rangs. Afin de permettre l'exécution du répertoire romantique et moderne, les claviers manuels ont été étendus à 61 notes et celui du pédalier à 32 notes. L’harmonisation a été réalisée par Jacques BERTRAND. Le nouvel instrument a été inauguré, en 1982, par Jean-Jacques Grunenwald. En 1987, un relevage a été confié à la maison PESCE de Pau par la Commission des Monuments Historiques sous la direction de Jean-Pierre DECAVELE. À cette occasion, un nouveau combinateur, conçu par Christian ROBERT, a été installé. L'orgue a subit d'importants travaux de modernisation destinés à améliorer ses qualités sonores (notamment au pédalier), et le confort de l'organiste à la console. Les tuyaux de Bombarde 32’ de la pédale ont été déplacés sur des sommiers posés à même le sol. Ces travaux ont été réalisés par la Manufacture Berrichonne de Grandes Orgues dirigée par Marc HEDELIN de Ceton (Orne) et inaugurés le 30 mai 2002 par l'organiste Guy Bovet. Le buffet, provenant de La Réole et agrandi à plusieurs reprises, est classé aux Monuments Historiques depuis 1862. Un grand projet de reconstruction complète de l’orgue dans son buffet historique est actuellement à l’étude. http://www.cathedra.fr/souscription_orgues/index.htm
Autres caractéristiques : 76 jeux - 4 claviers manuels de 61 notes et pédalier 32 notes Transmission électropneumatique des claviers et électromécanique des jeux Accouplements : I/II, III/II, IV/II, III/I, IV/I Tirasses : I/P - II/P - III/P - IV/P - I+II+III+IV/P Appels des anches et mixtures : I (8-4') - III (8-4') - I+II+III+IV (8,4') Tutti général Crescendo: 12 positions par pédale à bascule 2.048 combinaisons ajustables par combinateur
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