Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 15/03/2015 L’orgue Stiehr-Mockers (1848) de l’église Sainte Aurélie de Bischoffsheim (67). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Alsace Départ. : Bas-Rhin Ville : Bischoffsheim Local : Eglise Ste Aurélie Facteur : Stiehr-Mockers Année : 1848 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos Une première église romane du 12ème siècle s’élevait à cet emplacement. Elle était dédiée à Saint Martin. L’église fut ravagée par un incendie en 1751. L’actuel édifice dédié à Sainte Aurélie fut reconstruit sur les anciennes fondations en 1761 et 1762 par Joseph Elmeinreich, maître-maçon. La tour n’a été érigée qu’en 1823. Puis la nef fut restaurée et le chœur polygonal remplacé par une abside semi-circulaire en 1835. En 1746, Jean-André SILBERMANN construisit un premier instrument, un Positif de 5 jeux. Il ne fut apparemment pas détruit par l’incendie de 1751. En 1762, SILBERMANN remonta l’orgue dans la nouvelle église. L’instrument fut endommagé pendant la construction de la tour en 1825 puis fut démantelé en 1846. En 1848, l’instrument que l’on admire aujourd’hui fut réalisé par les célèbres facteurs alsaciens Joseph STIEHR et François- Xavier MOCKERS de Seltz (Bas-Rhin). Le buffet en chêne, de facture néo-renaissance et dépouillée, fut réalisé par le menuisier Herterich sur les plans de l’architecte de Sélestat Antoine RINGEISEN, à qui l’on doit le buffet de l’orgue de la Madeleine à Paris. La similitude entre les deux buffets est frappante. L’instrument de 37 jeux sur trois claviers et pédalier est l’une des réalisations les plus importantes et les plus remarquables de ces facteurs. La console est en fenêtre centrale. En 1868, Félix et Joseph MOCKERS effectuèrent un nettoyage de l’instrument. En 1876, le facteur Heinrich KOULEN d’origine allemande et installé à Strasbourg, effectua un relevage et des travaux sur la soufflerie. En 1891, un nouveau relevage fut effectué par Martin RINKENBACH d’Ammerschwihr (Haut-Rhin). En 1917, la tuyauterie de façade fut réquisitionnée par les allemands. Entre 1921 et 1923, le facteur François KRIESS de Molsheim (Bas-Rhin) posa de nouveaux tuyaux de façade en alliage pauvre et ajouta un boitier expressif au Positif supérieur. La soufflerie fut électrifiée et les soufflets cunéiformes d’origine remplacés par un réservoir. En 1962, le facteur Max ROETHINGER de Schiltigheim (Bas-Rhin) effectua divers travaux sur l’orgue. Le boitier expressif du Positif fut supprimé et le moteur de la soufflerie remplacé. Des modifications prévues de la composition ne furent heureusement pas réalisées. En 1972, la partie instrumentale de l’orgue est classée aux Monuments Historique, puis le buffet en 1974. En 1986, l’Association des Amis de l’Orgue de Bischoffsheim est créée avec pour projet la restauration complète de l’instrument. En 1987, le facteur Gaston KERN de Hattmatt (Bas-Rhin) doit effectuer des réparations en urgence pour consolider des superstructures vermoulues. Enfin en 1991 et 1992, une restauration majeure de l’orgue historique est confiée aux facteurs Gaston KERN et Yves KOENIG de Sarre-Union (Bas-Rhin). L’orgue est entièrement démonté. Les sommiers, la mécanique, l’alimentation en vent et la console sont restaurés. Les tuyaux de façades sont refaits à neuf en étain. La tuyauterie est entièrement restaurée dans sa disposition originale. Les soufflets cunéiformes sont reconstruits au modèle de ceux de Langensoultzbach. L’orgue est remonté en janvier et inauguré en avril 1992. A consulter le site de l’association et deux vidéos très intéressantes sur l’orgue et sa restauration : http://www.orgue-et-patrimoine-bischoffsheim.com/lorgue.html http://youtu.be/07cbVf0e-Tk http://youtu.be/JOJKOV39aMU Autres caractéristiques : 37 jeux - 3 claviers manuels de 54 notes et pédalier 25 notes Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements : I/II - III/II Tirasses : II/P - III/P Tremblant Diapason : La = 415 Hz