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Page créée le 07/03/2019 L’orgue Chazelle (1853) de la collégiale Saint-Lazare d’ Avallon (89).
Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Bourgogne-Franche-Comté Départ. : Yonne Ville : Avallon Local : Collégiale Saint-Lazare Facteur : Chazelle Année : 1853
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Autres caractéristiques : 37 jeux - 3 claviers manuels de 56 notes et pédalier 30 notes 4 divisions manuelles Transmission électro-mécanique des claviers Transmission mécanique des jeux Accouplements : II/I - III/I (8,16') - III/II Tirasses : I/P - II/P - III/P Diapason : La = 440 Hz - Tempérament égal
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L’ancienne église du 10ème siècle consacrée à Notre-Dame reçut en 1079 les précieuses reliques de saint Lazare, ramenées de Marseille par Gérard de Roussillon. Elle est reconstruite à partir de 1080 et consacrée par le Pape Pascal II en 1107, avant même que les travaux ne soient achevés. La nef, la façade et ses deux magnifiques portails sont achevés vers le milieu du 12ème siècle. L’église fut consacrée à Saint-Lazare en 1146. On reconnait dans sa structure et ses décors le style de l’école de Cluny. Extérieurement, la collégiale a un peu perdu de son caractère roman : le clocher et la flèche effilée de style flamboyant datent de la fin du 15ème siècle, ainsi que la partie supérieure du chœur et les chapelles du bas-côté droit ; les chapelles du bas-côté gauche sont du 16ème. Quant aux deux tours du grand portail, inspirées de celles de Paray-le-Monial, elles datent du 19ème siècle. Le célèbre tympan du portail central, représentant le Jugement dernier, compte parmi les chefs-d’œuvre de la sculpture romane. Œuvre du sculpteur Gislebertus, dont le nom figure à la partie supérieure du linteau, sous les pieds du Christ, ce tympan a été exécuté entre 1140 et 1150, dans une pierre calcaire mi-dure assez blanche qui ne provient pas des carrières locales. A l'intérieur de la collégiale, les piliers et les voûtes datent de la première moitié du 12ème siècle. Le caractère roman clunisien subsiste malgré de nombreux remaniements. A la fin du 15ème, le cardinal Rolin éclaira par de hautes fenêtres le chœur voûté en cul-de-four. Notons pour terminer une "Vierge à l'enfant" en marbre blanc, de la fin du 15ème siècle. Au sud de la façade de la collégiale sont accolés deux bâtiments, vestiges de l’ancienne église Saint-Pierre. Le premier marché connu pour un orgue fut passé le 29 avril 1847 avec Nicolas CHAMBRY, facteur d'orgue installé à Grenoble, pour un instrument de trois claviers et pédalier doté de 30 jeux. Le grand buffet de style néo-gothique ainsi que le décor de la tribune avec le Positif de dos sont l’œuvre du sculpteur avallonnais Paul Guillaumet entre 1848 et 1850. L'instrument fut livré en retard en janvier 1850. Un mois seulement après, une reconstruction totale de la mécanique est envisagée. C'est Paul CHAZELLE, facteur d'orgue d’origine toulousaine et établi à Avallon, qui est chargé du marché, à la demande du chanoine Thiesson, maître de chapelle à la cathédrale de Troyes et membre de la commission d'expertise de l'époque. Les plans se succèdent, et ainsi on prévoit 54 chapes, mais il ne sera livré que 36 jeux sur 4 claviers et pédale. L'instrument est reçu le 28 Septembre 1853, et il ne sera malheureusement jamais complété ! En 1853, le sculpteur Guillaumet reprend le dessin du buffet, change la décoration et supprime, à la demande de Paul CHAZELLE, le buffet de Positif dont il subsiste toujours les deux tourelles latérales. Dès 1890, les frères Eugène et Edouard STOLTZ, facteurs à Paris, effectuent un relevage qui devient une véritable restauration. Bon nombre de jeux disparaissent au profit de jeux nouveaux. Les claviers sont réduits à 3 au lieu de 4. C’est à cette époque que les frères STOLTZ ont placé l’orgue de chœur (1893). En 1925, une nouvelle restauration est effectuée par le facteur Jules BOSSIER de Dijon (Côte d’Or) et permet d'installer une soufflerie électrique et des compléments de basses au Récit, sur une octave pour chaque jeu. Vers 1950, la maison GUTSCHENRITTER de Paris dirigée par Robert MASSET a effectué la dernière restauration connue. La console de 1853 est remplacée, la traction des notes est électrifiée, la soufflerie, les sommiers et l'harmonisation sont modifiés. Beaucoup de jeux sont dénaturés. Malgré l'ensemble dispersé et mélangé, il reste un important matériel de bonne qualité qui donne à cet instrument des sonorités remarquables. Depuis 1978, de nombreuses recherches ont été effectuées par Michel Chapuis, Michel Roger et Bernard Poulain. On ignore si cet instrument intéressant mais en mauvais état possédera un jour ses 54 jeux et obtiendra une restauration méritée, à laquelle s’attache l’Association Orgues en Avallonnais depuis 10 ans ! Nb : Chapes libres : 5 au GO, 5 à la Bombarde, 3 au Positif, 2 au Récit et 1 à la pédale. Merci à Jean-Alain Ripoche pour sa communication et à Bernard Poulain, organiste.
Photo : C. Finot Photo : montjoye.net