Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 10/12/2007 modifiée le 06/09/2012 L’orgue De Joyeuse (1694) de la Cathédrale Ste Marie d’Auch (32). Orgues en France et dans le monde. Pays : France Région :  Midi-Pyrénées Départ. : Gers - 32 Ville : Auch Local : Cathédrale Ste Marie Facteur : De Joyeuse Année : 1694 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition
Carte Cliquer Photos L’imposante cathédrale Ste Marie fut construite à partir de 1489 dans le style gothique flamboyant. Sa construction durera deux cents ans… C’est l’une des plus récentes cathédrales de France. La façade et les tours de style corinthien furent achevées en 1678. L’achat d’un grand orgue fut décidé en 1688, grâce à un don de l’archevêque Mgr De la Motte-Houdan, et la construction confiée au facteur parisien Jean De JOYEUSE. Ce dernier n’achèvera son œuvre qu’en juin 1694. Ce sera alors l’un des plus grands instruments du pays et c’est aujourd’hui l’un des seuls 16 pieds du 17ème siècle qui nous soit parvenu. Le buffet remarquable est l’œuvre du menuisier PAYERLE. Au 18ème siècle, l’instrument fut régulièrement entretenu, notamment en 1744 par le facteur Robert AUDOIN de Villers-Cotterêts, puis en 1767 par le facteur LABRUYERE. En 1810 et 1811, des réparations sont effectuées par le facteur FOURCADE. En 1832, le facteur Jean-Dominique JEANDEL de Dax effectue des travaux et des modifications sur l’instrument : ajout d’une Bombarde 16’ et d’une Voix Humaine au grand-orgue et d’un Hautbois à l’Echo. La Fourniture, la Cymbale, le Prestant et la Doublette du G.O sont supprimées ainsi que la Tierce de l’Echo. Les claviers de Positif de dos et de grand-orgue sont étendus à 53 notes (sans le 1er C#) et le pédalier à 24 notes. En 1870, le facteur Jules MAGEN d’Agen effectue un relevage. Il remplace le Flageolet du grand-orgue par une Flûte 8’ et la Flûte 4’ du Positif par une Trompette 8’, dénaturant ainsi l’équilibre sonore de l’instrument. Pis, il rehausse l’intonation d’un demi-ton à 440 Hz. La suite est encore moins heureuse, car faute de volonté et de crédits, l’instrument ne sera plus entretenu, jusqu’à devenir muet en 1932. Grâce à une association locale et au soutien de Norbert DUFOURQ, l’instrument est classé en 1934 pour sa partie instrumentale et une commission décide d’une restauration confiée en 1938 au facteur Victor GONZALEZ. Malheureusement la guerre met un terme à cette opération. Et ces vingt ans d’abandon vont faire subir à l’orgue des dégâts importants, ne serait-ce que parce que les précieux vitraux de la cathédrale furent démontés et mis à l’abri pendant la guerre. En 1953, Victor GONZALEZ fait un inventaire de la tuyauterie et propose un nouveau devis de restauration. Celui-ci est accepté. L’orgue est démonté et transféré aux ateliers de Châtillon-sous-Bagneux. De 1954 à 1958, la maison GONZALEZ-DANION restaure la tuyauterie intérieure, les sommiers et les mécanismes, puis les tuyaux de façade. La transmission des jeux est modifiée en électromécanique et la transmission des claviers refaite avec l’adjonction d’une machine Barker pour le Grand-orgue et le Positif de dos. La disposition n’est guère modifiée mais près de 2.000 tuyaux sur les 3.000 ont été changés… De 1992 à 1998, une restauration majeure a été confiée au facteur Jean-François MUNO d’Esmoulins en Haute-Savoie. Celui-ci réalise un remarquable travail, pour revenir à la disposition et à la mécanique originales. Le diapason de 415 Hz et l’harmonisation de DE JOYEUSE sont rétablis. Le Plein-Jeu et quelques autres jeux sont reconstruits suivant la facture du 17ème siècle. Cet instrument remarquable a retrouvé tout son éclat. Autres caractéristiques : 42 jeux - 4 claviers manuels de 54 notes et pédalier 30 notes Traction mécanique des claviers et des jeux Accouplements : I/II à tiroir Tirasses : II/P manuelle Diapason : La = 415 Hz - Tempérament inégal 4 tierces pures Tremblant doux Rossignol Jean-Claude Malgoire joue J. Boyvin - Grand Dialogue
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