Orgues en France
et dans le monde.
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Historique Photos
Auch (32)
Cathédrale Ste Marie
De Joyeuse, 1693
Composition :
| I.
Positif | II. Grand-Orgue | III.
Récit | IV. Écho | Pédale |
| | | | | |
| Montre
8' | Montre 16' | Cornet 8' V | Bourdon 8' | Principal 16' |
| Bourdon
8' | Bourdon 16' | | Flûte 4' | Soubasse 16' |
| Prestant
4' | Montre 8' | | Nasard 2 2/3' | Bourdon 8' |
| Nasard 2
2/3' | Bourdon 8' | | Trompette 8' | Flûte 8' |
| Doublette
2' | Prestant 4' | | Hautbois 8' | Flûte 4' |
| Tierce 1
3/5' | Flûte 4' | | Voix humaine 8' | Bombarde 16' |
| Larigot
1 1/3' | Grosse Tierce 3 1/5' | | | Trompette 8' |
| Plein
jeu IV | Nazard 2 2/3' | | | Clairon 4' |
| Cymbale
III | Doublette 2' | | | |
| Trompette
8' | Quarte 2' | | | |
| Cromorne
8' | Tierce 1 3/5' | | | |
| | Cornet 8' V | | | |
| | Fourniture IV | | | |
| | Cymbale IV | | | |
| | Bombarde 16' | | | |
| | Trompette 8' | | | |
| | Clairon 4' | | | |
Autres caractéristiques :
43 jeux - 4 claviers manuels de 54 notes et pédalier 30 notes
Traction mécanique des claviers et des jeux
Accouplements : POS/GO, REC/GO
Tirasses : POS/PED, GO/PED, REC/PED
Machine Barker sur GO - Tremolo: Écho
Appels Anches sur : POS, GO, PED
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En 1684, par clause testamentaire, Mgr. De La Motte-Houdan, archevêque,
affectait une somme de 10 000 livres pour la construction de l’orgue de
la cathédrale déjà célèbre pour ses stalles et ses vitraux. Quatre ans
plus tard, le chapitre profitait du passage à Auch du célèbre facteur
parisien Jean de Joyeuse (1635-1698) pour lui confier cet important
travail. Mais, en 1688, le facteur devait satisfaire d’autres
commandes. Il ne se mettra à l’œuvre que plus tard.
En 1693,
l’entreprise est terminée, l’instrument expertisé. Une tuyauterie de
près de 3000 tuyaux se trouvait enfermée dans une des plus nobles et
majestueuses boiseries de châtaignier du siècle de Louis XIV, executée
par le menuisier Payerle. L’orgue, de 41 jeux et 66 rangs répartis sur
quatre claviers et pédalier, avait coûté plus de 16 000 livres.
La distance qui séparait la ville d’Auch des grands centres de la
facture française explique que la cathédrale ait pu conserver, aux
XVIIIe et XIXe siècles, son instrument à peu près tel qu’il était sorti
des mains de Jean de Joyeuse.
En 1742, l’orgue était réparé, à la suite
d’un rapport de Desforas, organiste de Saint-Étienne de Toulouse, par
le facteur Robert Audain, de Villiers-Cotterêts, alors de passage.
En
1767, le facteur Labruyère intervient sur l'instrument alors que le
facteur Fourcade effectue des réparations en 1810-11.
En 1832, le facteur Jean-Dominique Jeandel, de Dax, ajoute une Bombarde
16’ et une Voix humaine au Grand-Orgue ainsi qu’un Hautbois à l’Écho.
Il supprime la Fourniture, la Cymbale, le Prestant, la Doublette, et la
Tierce de l’Écho tout en portant les deux claviers principaux à 53
notes vers l’aigu et le Pédalier à 24 vers le grave.
En 1862, le buffet est classé comme « monument historique ».
En 1870, le facteur Jules Magen, d’Agen, remplace le Flageolet du
Grand-Orgue par une Flûte 8’ ainsi que la Flûte 4’ du Positif par une
Trompette 8’. Ces modifications furent plus nuisibles qu’utiles
puisqu’elles supprimèrent des jeux anciens par des registres sans
caractère et elles détruisaient en partie l’équilibre sonore des deux
principaux claviers.
Faute de crédits suffisants pour entreprendre un relevage complet,
l’orgue s’éteignait peu à peu.
En 1932, il est muet. Un examen détaillé
de l’instrument révèle sa qualité et un rapport est immédiatement
dressé puis envoyé à la Direction générale des Beaux-Arts. Entre temps,
une société locale tente de réunir quelques fonds susceptibles de
servir aux premiers travaux de restauration.
La partie instrument de
l’orgue est classée parmi les « monuments historiques » le 26 juillet
1934.
À la fin de 1936, la Commission des orgues désigne Joseph Bonnet et
Norbert Duforcq comme rapporteurs-experts et leur demande un rapport
sur une éventuelle restauration. Les experts proposent une restauration
en deux étapes : d’abord la restauration du Grand-Orgue, Positif et
Pédale, puis, la reconstitution de l’Écho de Jean de Joyeuse. Le plan
est accepté en décembre 1938.
La première étape est confiée au facteur Victor Gonzalez sur la base
d’un cahier de charges daté du 23 mars 1939. La guerre survenant, tout
le projet est abandonné. Il faudra attendre plus de dix ans pour
rouvrir le dossier. Muet, l’instrument était plus que jamais livré à
l’humidité, les vitraux de la cathédrale ayant été démontés, puis mis
en caisses.
La lèpre faisait son œuvre sur les principaux, les montres en façade,
les tuyaux des pleins jeux. Joseph Bonnet était mort en 1944.
Avant de penser aux orgues, il y avait lieu, après les hostilités, de
sauver quelques grandes cathédrales ou maints lieux détériorés.
Ce
n’est qu’au début de 1950 que le cas pitoyable de l’orgue est porté à
l’attention de la Direction générale de l’Architecture. Les dix ans
passés ont conduit à la perte quasi-totale de plusieurs centaines de
tuyaux : la lèpre a creusé des trous partout et le métal tombe sous le
simple effleurement des doigts.
Le 19 mai 1950, le facteur Gonzalez
présente un nouveau résumé des travaux à effectuer. Le marché est passé
à l’automne 1952 et les travaux de démontage débutent en janvier 1953.
Tout l’orgue est ramené aux ateliers de Châtillon-sous-Bagneux.
Suite à un inventaire minutieux de la tuyauterie exécuté par Victor
Gonzalez au cours de l’année 1953, celui-ci soumet ses recommandations.
Ce rapport incite le Service des Monuments Historiques à demander une
rencontre d’experts, qui se tient le 28 mars 1954, pour discuter des
recommandations. Les recommandations du facteur seront acceptées le 21
mars 1955 et celui-ci travaille quinze mois afin de restaurer les
sommiers, les tuyaux et les mécanismes.
L’orgue est remonté dans la cathédrale à l’automne 1956. C’est alors
que la décision de refaire les tuyaux de façade est acceptée par
l’architecte en chef des Monuments Historiques. Ceux-ci seront prêts en
février 1957. La réception provisoire de l’instrument eut lieu le 3 mai
1958 par André Marchal et Norbert Dufourcq. Les mêmes experts signeront
la réception définitive des travaux de la première étape le 23 mai.
L'instrument est reconstruit de 1992 à 1998 par le facteur Jean-François Muno.
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