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Page créée le 25/11/2007 Mise à jour le 06/06/2016 L’orgue Miocque (1786) de la cathédrale St Pierre d’Angoulême (16).
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Orgues en France et dans le monde.
Pays : France Région :  Poitou-Charente Départ. : Charente Ville : Angoulême Local : Cathédrale Saint Pierre Facteur : Miocque / Beuchet Année : 1786 / 1965
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Cette cathédrale romane a été édifiée au début du 12ème siècle, entre 1110 et 1140. Elle succédait à de précédentes constructions, d’abord au 4ème siècle, puis au 6ème siècle, la dernière consacrée en 1017 qui, trop petite, ne dura que cent ans. L’édifice se compose d’une nef unique, d’un grand transept et d’un chœur semi-circulaire entouré de quatre absidioles. L’élément le plus remarquable est la façade très richement décorée. La cathédrale a été classée aux Monuments Historiques sur la toute première liste de 1840. La seule grande restauration de la cathédrale a eu lieu au 19ème siècle et est l’œuvre de l’architecte Paul Abadie entre 1852 et 1875. Le haut de la façade a été modifié par l’ajout d’un pignon et deux clochetons. Les chapelles édifiées dans la nef au cours des siècles ont été supprimées et trois des quatre absidioles ont été reconstruites. La croisée de transept a été coiffée d’un grand dôme romano-byzantin. Le transept nord se termine par la tour de la cathédrale, dépourvue de clocher, tour restaurée au 19ème siècle. Le transept sud possédait également une tour, détruite en 1568 lors des guerres de religion. A noter les trois coupoles romanes qui coiffent les trois travées de la nef. De 2008 à 2014, une importante campagne de restauration des murs intérieurs et extérieurs a été menée. Il est fait mention d’un orgue dans la cathédrale depuis le 16ème siècle, instrument détruit par les huguenots en 1562. En 1598, le chapitre achète l’orgue de l’abbatiale Sainte-Croix de Bordeaux. En 1657, un nouvel instrument est placé par le facteur Léonard LEFEBVRE. Cet instrument subira des interventions en 1669, 1682 et 1727. La grande tribune en pierre au fond de la nef fut construite en 1781 et 1782. De 1782 à 1786, le facteur Simon-Pierre MIOCQUE de Paris, ancien compagnon de François-Henri CLICQUOT, réalisa le grand orgue actuel. C’était un orgue de conception classique de quatre claviers et pédalier avec quarante-quatre jeux. Le buffet monumental avait été réalisé par le maître charpentier d’Angoulême Croizeau et décoré par des sculptures de Jolliet. En 1822, trois jeux ont été ajoutés lors d'une reconstruction exécutée par DIDIER, un élève de MIOCQUE. En 1848, le facteur Nicolas HENRY, de Bordeaux, a reconstruit l'instrument, toujours avec 3 claviers et 44 jeux. La disposition a été modifiée selon l'esthétique romantique. En 1931, la firme Puget, de Toulouse, a procédé à une restauration. Après la seconde guerre, l’instrument est entretenu par Robert BOISSEAU de Béthines (Vienne), puis par la maison BEUCHET- DEBIERRE de Nantes (Loire-Atlantique). En 1965, l'orgue a été reconstruit dans sa disposition actuelle par la maison BEUCHET. L’instrument de style néo-classique comporte alors 55 jeux sur trois claviers et pédalier, avec une traction électro-pneumatique tant pour les claviers que pour les jeux. La disposition de BEUCHET a été inspirée par Maurice DURUFLÉ, compositeur et alors titulaire de Saint-Etienne du Mont de Paris. En juillet 1975, le buffet est classé aux Monuments Historiques. Jean-Pascal VILLARD de Thénezay (Deux-Sèvres), qui a la charge de l’entretien de l'orgue, effectue des travaux en 1996 et ajoute un combinateur électronique à la console. Après les travaux effectués dans la cathédrale entre 2008 et 2014, une restauration de l’orgue s’est avérée plus que nécessaire. La poussière accumulée dans les tuyaux et les circuits électriques avaient rendu l’instrument quasiment injouable. Une restauration complète a été confiée en 2012 à trois facteurs : Pierre-Marc SABY de Saint-Uze (Drôme) pour la tuyauterie et la mécanique, Jacques NONNET, patron de la maison GIROUD de Bernin (Isère) pour la console et le nouveau combinateur numérique et Olaf DALSBAEK de Miribel (Ain) pour l’harmonisation. Le tout sous la supervision de Roland Galtier, technicien conseil du Ministère de la Culture. L’Etat est en effet le propriétaire de l’orgue. Cette imposante restauration aura duré quatre ans et s’est achevée par son inauguration en septembre 2015. La cathédrale possède aussi un petit orgue de chœur construit en 1846 par Nicolas HENRY et reconstruit en 1946 par BEUCHET-DEBIERRE. Il possède 10 jeux sur un clavier divisé de 45 notes et pédalier de 30 notes, avec une traction mécanique.
Frédéric Ledroit, titulaire, à la nouvelle console
Autres caractéristiques : 53 jeux - 3 claviers manuels 56 notes et pédalier 32 notes Traction électro-pneumatique des claviers et des jeux Accouplements : II/I (16,8') - III/I (16,8') - III/II Tirasses : I/P - II/P - III/P (16,8,4') Appels des anches : I - II - III - P Tutti Combinateur électronique (2015)
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