Entrez dans le monde magique des orgues. Page créée le 27/04/2009 mise à jour le 02/01/2013 L’orgue Klapmeyer (1730) de l’église St Nicolas d’Altenbruch (D). Orgues en France et dans le monde. Pays : Allemagne Région :  Basse-Saxe Ville : Altenbruch Local : Eglise St Nicolas St Jacobi kirche Facteur : Fritzsche / Klapmeyer Année : 1649 / 1730 Passion,     Découvertes,     Partage.... Historique Disposition

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Carte Cliquer Photos Grand-orgue de la Cathédrale Notre-Dame de Paris Ingo Duwensee  Présente l'orgue L'origine de la construction de cette église n'est pas clairement établie, mais on peut penser qu'elle remonte au début du 13ème siècle. Les deux tours jumelles sont particulières et devaient être utilisées comme repères pour la navigation. L'édifice a été agrandi vers le chœur à la fin du 15ème siècle. Ce même chœur a été restauré dans le style baroque en 1728. A  noter les deux galeries latérales en bois qui bordent la nef. L'église St Nicolas abrite un instrument historique qui peut être considéré comme l'un des plus anciens qui soient conservés en Allemagne et même dans le monde, si l'on remonte à ses origines. La partie la plus ancienne provient de l'orgue construit en 1497 et 1498 par Johannes COCI, originaire de Brême et prêtre en poste à Altenbruch. C'était un Positif de six jeux, équipé de 8 soufflets. En 1577, l'instrument a été agrandi d'un Positif de dos et d'une division de pédale. Ce travail est attribué à Matthias MANN de Buxtehude (Près de Stade). L'orgue aurait été porté ainsi à 18 jeux sur deux claviers et pédalier. Les claviers manuels n'avaient que trois octaves, dont la première courte. En 1647, le facteur Christoph FRITZSCHE de Hambourg fut chargé d'une restauration et d'un agrandissement de l'orgue. Une grande partie du matériel sonore existant fut remplacé et le nombre de jeux passa à 25, toujours sur deux claviers et pédalier, avec une première octave courte. L'étendue du grand-orgue fut agrandie d'une quatrième octave complète (jusqu'au c3). En 1698 et 1699, Mathias DROPA, facteur originaire de Transylvanie (Roumanie actuelle), a complété l'étendue du Positif par une quatrième octave complète. Le Positif et la pédale ont reçu des sommiers neufs. De nouveaux jeux ont été ajoutés notamment à la pédale, portant l'instrument à 27 jeux. Les soufflets ont été restaurés à cette occasion. De 1727 à 1730, lors de la restauration de l'édifice en style baroque, Johann Heinrich KLAPMEYER de Glückstatd fut chargé de déplacer l'orgue sur la tribune ouest, nouvellement construite. Il a restauré l'instrument et l'a agrandi en y ajoutant deux tourelles de pédale et un Positif de poitrine comme 3ème clavier, doté de 6 nouveaux jeux. L'orgue acquit alors sa forme actuelle avec 35 jeux sur trois claviers et pédalier. KLAPMEYER a réalisé une synthèse particulièrement réussie des travaux précédents avec son propre travail. L'instrument est resté quasiment inchangé et régulièrement entretenu jusqu'à aujourd'hui, ce qui est particulièrement remarquable. En 1957, un projet de restauration ne put aboutir, en raison du manque de compréhension de l'état original de l'orgue. D'où la constitution du "Cercle d'Altenbruch" chargé de l'étude approfondie des instruments baroques et des principes à venir pour leur restauration. En 1967, la maison Rudofph von BECKERATH a effectué une restauration de l'orgue. En 2004, une restauration magistrale à l'état historique a été effectuée par le facteur Jürgen AHREND de Leer. Autres caractéristiques : 35 jeux - 3 claviers manuels de 47 notes et pédalier 25 notes 1ère octave courte Transmission mécanique des claviers et des jeux Accouplements : I/II - III/II à tiroir 2 jeux de timbales Tremblant Diapason : La = 462 Hz - Tempérament égal